58 pays s'engagent contre le fléau des enfants soldats

le 06 février 2007 à 16h57 , mis à jour le 06 février 2007 à 17h10

Réunis à Paris, les Etats ont promis de tout faire pour combattre le phénomène qui touche 250.000 jeunes, principalement en Asie et en Afrique.

Des enfants congolais jouant avec des armes en boisDes enfants congolais jouant avec des armes en bois (image d'archives). © Michel Scott/TF1

Cinquante-huit pays se sont engagés mardi à Paris, pour la première fois, sur un ensemble de mesures pour empêcher le recrutement des enfants soldats et "lutter contre l'impunité" de ceux qui utilisent des mineurs dans les conflits armés à travers le monde. Ces engagements ont été pris à l'issue d'une conférence internationale de deux jours sur ce fléau qui touche 250.000 mineurs dans le monde, notamment en Asie et en Afrique.

Parmi les signataires figurent dix des douze pays où, selon l'ONU, des enfants sont utilisés comme soldats, dont le Soudan, le Tchad, l'Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC), la Colombie, le Népal et le Sri Lanka. Les deux autres pays touchés, la Birmanie et les Philippines, ne participaient pas à la conférence. D'importants pays bailleurs de fonds ont également apporté leur soutien au texte, comme les membres de l'Union européenne (UE), le Japon ou le Canada. Les Etats-Unis n'étaient pas représentés.

Dans les "engagements" de Paris, qui n'ont pas de valeur juridique contraignante, les Etats promettent de "lutter contre l'impunité, enquêter et poursuivre d'une manière effective les personnes qui ont illégalement recruté des enfants de moins de 18 ans dans des groupes ou des forces armés".

"Victimes" et "pas seulement présumés coupables"

"Des accords de paix ou autres arrangements visant à mettre un terme aux hostilités ne devraient pas comporter de dispositions en matière d'amnistie pour les auteurs de crimes au regard du droit international, notamment ceux commis contre des enfants", ajoute le texte.

Ces promesses représentent un "engagement moral" des Etats à tout faire pour combattre le phénomène des enfants soldats, a expliqué une source diplomatique. Les "engagements de Paris" soulignent aussi qu'il faut libérer "sans conditions à tout moment" les mineurs recrutés ou utilisés par des groupes ou des forces armés.

Les "engagements" affirment de même que les enfants soldats "accusés de crimes au regard du droit international" doivent être considérés "en premier lieu comme des victimes de violation du droit international et pas seulement comme des présumés coupables". "Ils devraient être traités conformément aux normes internationales de la justice pour mineurs, par exemple dans un cadre de justice réparatrice et de réinsertion sociale", stipule le texte.

D'après agence

le 06 février 2007 à 16:57
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