Brown et Bush sur la même ligne

le 30 juillet 2007 à 18h58 , mis à jour le 30 juillet 2007 à 19h19

Lors de leur première rencontre, le nouveau Premier ministre britannique a néanmoins évité d'aborder la question d'un soutien total au président américain en Irak.

TF1/LCI Gordon Brown (g.) et George W. Bush (d.)Gordon Brown (g.) et George W. Bush (d.) © TF1/LCI

Sans surprise, Gordon Brown devrait rester sur la même ligne que Tony Blair concernant les relations entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Le nouveau Premier ministre britannique, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Camp David en compagnie de George W. Bush pour son premier voyage officiel à l'étranger depuis son entrée en fonctions fin juin, entend même "renforcer dans les années à venir" le "partenariat" qui lie les deux pays en matière de politique étrangère.
 
Un point restait notamment à éclaircir : quelle serait la position de Gordon Brown sur l'Irak ? La gestion du dossier ayant plombé Tony Blair, en raison de son suivisme et Gordon Brown avait fait savoir qu'il pourrait choisir d'explorer d'autres voies que celle de Washington pour trouver une solution. En fait, difficile d'en savoir plus lundi soir soir après cette première réunion.  "Il n'y a pas de doute dans mon esprit quant au fait que Gordon Brown  comprend qu'un échec en Irak serait un désastre pour la sécurité de nos deux  pays et qu'il renforcerait les mouvements extrémistes à travers tout le Moyen-Orient (...). Il n'y a donc aucun doute dans mon esprit sur le fait qu'il comprend les enjeux de cette lutte et aucun doute non plus sur le fait qu'il me tiendra au courant des rapports des autorités militaires britanniques basés sur la situation sur le terrain", a indiqué George Bush. "Nous savons que nous sommes dans un combat commun, nous savons que nous devons travailler ensemble. Nous menons un combat de plusieurs années", a répondu Gordon Brown, évitant de parler directement du maintien ou non de son soutien diplomatique et militaire à Washington.
 
Les deux hommes ont également fait un tour des problèmes de politique étrangères, comme l'Afghanistan, la pauvreté, le Sida ou le Darfour. Ils sont tombés d'accord pour "augmenter" la pression sur le Soudan pour mettre fin à la violence dans la province. "Le Darfour est la pire catastrophe humanitaire au monde aujourd'hui", a déclaré Gordon Brown, évoquant 2 millions de personnes déplacées, 4 millions de personnes "affamées" et dépendantes de l'aide internationale et 200.000 morts. "Nous nous sommes mis d'accord pour accélérer l'adoption de la résolution de l'ONU pour une force de maintien de la paix conjointe ONU/Union africaine. Nous nous sommes accordés pour encourager des négociations de paix précoces", a-t-il ajouté.
 

le 30 juillet 2007 à 18:58
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