Pour la deuxième fois en quatre mois, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, est ce dimanche à Gaza afin de mesurer l'impact du récent allègement du blocus israélien. Et de voir comment l'UE pourrait contribuer à l'alléger un peu plus. Lors d'une rencontre samedi avec le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, elle a souhaité "l'ouverture des points de passage (du territoire palestinien) à la population et aux biens de consommation dans les deux sens". Un souhait réaffirmé ce dimanche : "La position de l'UE est très claire : nous voulons que les gens aient la possibilité de se déplacer librement et de voir des biens, non seulement entrer à Gaza, mais aussi sortir de Gaza", a-t-elle dit lors d'une visite dans la bande côtière contrôlée par le Hamas.
Flottille : Israël ouvre sa propre enquête, l'Onu prend "acte"
Israël a entériné la création d'une commission pour enquêter sur l'interception de la flottille en route pour Gaza, une décision qui n'a convaincu ni la Turquie ni les Palestiniens. L'ONU rappelle que son appel pour une enquête internationale reste "sur la table".
Publié le 14/06/2010
Flottille: Israël toujours sous pression internationale
Les Etats-Unis, l'un des rares pays à ne pas avoir condamné Israël pour le raid contre la flottille de Gaza, ont joint mardi leurs voix aux appels à une enquête internationale sur les faits malgré le refus de l'Etat hébreu.
Publié le 08/06/2010
Flottille: l'armée israélienne désigne une équipe d'experts
Ils seront chargés d'examiner l'opération sanglante contre la flottille internationale humanitaire le 31 mai. Par ailleurs, une "commission de vérification" interne, où siégeraient des juristes étrangers choisis par Israël, pourrait être mise en place.
Publié le 07/06/2010
Flottille: Israël rejette toute enquête internationale
Israël rejette toute tentative de conduire une enquête internationale sur son raid meurtrier contre une flottille d'aide qui se dirigeait vers Gaza le 31 mai, a déclaré dimanche son ambassadeur aux Etats-Unis Michael Oren.
Publié le 06/06/2010
Certes, Israël a accepté d'assouplir son blocus de la bande de Gaza à la suite d'intenses pressions internationales après la mort de neuf Turcs dans l'assaut de sa marine, le 31 mai, contre une flottille humanitaire qui tentait d'atteindre l'enclave palestinienne. L'Etat hébreu a notamment autorisé l'entrée de biens de construction pour des projets de la communauté internationale approuvés par l'Autorité palestinienne. Mais les Européens réclament, outre l'augmentation des points de passage, la reprise des exportations depuis la bande de Gaza et la libéralisation des conditions de circulation des personnes de et vers le territoire.
L'appel des ONG
Au cours de sa visite de quelques heures, la Haute représentante de l'UE aux Affaires étrangères visitera des installations de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens et des programmes d'aide au secteur privé local financés par l'Union. En revanche, elle ne rencontrera aucun représentant du Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza par la force en juin 2007 et qui est toujours considéré par l'Union européenne et les Etats Unis comme une "organisation terroriste".
Ce déplacement à Gaza intervient dans le cadre d'une visite de trois jours de Catherine Ashton dans les Territoires palestiniens et en Israël. Elle prévoit de rencontrer dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ainsi que les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, Ehud Barak et Avigdor Lieberman.
Une vingtaine d'ONG ont demandé à l'UE "d'insister pour la levée totale du blocus de Gaza", à l'occasion de la visite de Catherine Ashton à Gaza. Parmi elles, on trouve des groupes comme la Fédération internationale des droits de l'Homme, Amnesty International, Secours islamique France ou Norwegian Refugee Council. "Quand bien même les changements dans la politique de blocus annoncés par le gouvernement israélien (...) représentent des avancées, ils ne concernent pas les biens nécessaires à la reconstruction de l'économie de Gaza ni ne répondent aux exigences du droit international", disent-elles une lettre adressée aux ministres des Affaires étrangères de l'UE ainsi qu'à sa haute représentante. Ces ONG appellent l'UE à peser sur les parties en présence pour qu'ils agissent dans cinq domaines clés: "mettre fin à l'interdiction des exportations depuis Gaza; autoriser le mouvement des personnes entrant et sortant de Gaza; assurer la capacité suffisante et l'efficacité des points de passage; autoriser l'entrée de matériaux de construction pour le secteur privé; assurer l'accès aux terres agricoles et aux zones de pêche de Gaza".
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