Chirac : "J'aime l'Afrique, ses territoires, ses peuples"

le 15 février 2007 à 12h44 , mis à jour le 15 février 2007 à 22h13

Le président de la République a ouvert jeudi le 24e sommet Afrique-France à Cannes.

TF1/LCI : Jacques Chirac en compagnie de dirigeants africainsJacques Chirac en compagnie de dirigeants africains © TF1/LCI

En ouverture jeudi du 24e sommet Afrique-France à Cannes, Jacques Chirac a exprimé son attachement au continent. "J'aime l'Afrique, ses territoires, ses peuples, ses cultures", a lancé le président français, assurant que "l'Afrique ne sera jamais un partenaire comme un autre". "(...) Je mesure ses besoins, je comprends ses aspirations", a-t-il dit devant plus d'une trentaine de dirigeants africains.

"Je sais qu'elle porte en elle un dynamisme exceptionnel. J'ai confiance dans son avenir car j'ai la conviction que l'Afrique nouvelle est en marche", a-t-il ajouté. Le président français, pour qui ce sommet est le dernier de son mandat, a dressé un bilan de ses années de politique africaine, qu'il a dit avoir placées sous le double signe du partenariat et de la stabilité. "Depuis douze ans, j'ai tenu à ce que, tout en assumant dans la fidélité son héritage historique, elle accompagne les évolutions du continent dans un esprit nouveau", a déclaré Jacques Chirac, en soulignant "qu'il s'agissait de refonder nos liens dans une relation tournée vers l'avenir".

"Solidarité envers les plus démunis"

"Nous sommes réunis parce que la France aime l'Afrique, se sent liée à elle par les engagements de la fraternité, de l'histoire et du coeur", a également affirmé le président de la République en soulignant que la présence des chefs d'Etat africains "témoigne de la relation d'exception entre la France et l'Afrique". "Elle me touche d'autant plus que j'ai tissé, de longue date, des liens personnels avec beaucoup d'entre vous et, vous le savez, j'aime et je respecte l'Afrique", a-t-il ajouté.

Jacques Chirac a également appelé les pays africains à "renforcer l'état de droit" et a lancé un plaidoyer pour "la bonne gouvernance" financière et démocratique. "La stabilité des Etats dépend avant tout du calendrier démocratique et de la régularité des élections. Les crises prennent souvent naissance dans des scrutins discutables qui entachent la légitimité du nouvel élu", a-t-il dit. Jacques Chirac a affirmé que la société civile africaine "attend plus d'équité, plus de transparence, plus de liberté". "Un mouvement s'amplifie pour le respect des droits de l'homme, la bonne gestion des affaires publiques, la solidarité envers les plus démunis", a-t-il ajouté.

"Mini-sommet"

Le président de la République a lancé un appel à "tous les belligérants et le gouvernement du Soudan" à "accepter le déploiement d'une force de paix" au Darfour en proie à une guerre civile depuis 2003. Jacques Chirac a rappelé que la communauté internationale et l'Union africaine (UA) se sont engagées à "refuser la fatalité de cette catastrophe humanitaire qui menace toute la région". Un "mini-sommet" sur le Darfour en présence des présidents soudanais, centrafricain et tchadien a d'ailleurs eu lieu jeudi en marge du sommet Afrique-France. Le Soudan, le Tchad et la Centrafrique sont arrivés à un accord visant à ne pas "soutenir de rébellions" à l'intérieur de leurs territoires. Le Palais des festivals de Cannes accueille jusqu'à vendredi le 24e sommet Afrique-France, avec pour thème "l'Afrique et l'équilibre du monde", au cours duquel sera notamment abordé le dossier des matières premières, objet d'une âpre compétition et d'une offensive d'envergure de la Chine.

D'après agence

le 15 février 2007 à 12:44
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