La Côte d'Ivoire © LCILe parquet de Paris a ouvert vendredi une information judiciaire pour "meurtre avec préméditation", deux jours après le meurtre d'un diplomate européen de nationalité française à Abidjan et alors que la police ivoirienne semblait privilégier la piste du mobile privé. L'enquête française a été confiée au juge d'instruction parisien Alain Cadet. Paris est compétente "par défaut", la victime n'ayant pas de domicile permanent en France, explique une source judiciaire.
La police ivoirienne a de son côté interrompu vendredi son enquête "pour prévenir tout incident y compris diplomatique", a annoncé vendredi à Abidjan le directeur général adjoint de la police, Désiré Adjoussou, qui a affirmé à la presse que cette décision intervenait à la demande de la Commission européenne.
Bien intégré
A la demande des autorités ivoiriennes, trois experts de la police scientifique française sont arrivés jeudi à Abidjan pour participer à l'enquête. M. Adjoussou a également confirmé la libération jeudi de Mme Niaucel, entendue depuis mercredi par la police judiciaire d'Abidjan et qui bénéficie de l'immunité diplomatique de son époux.
M. Niaucel, un policier à la retraite de 54 ans chargé des questions de sécurité pour l'UE, a été abattu d'une balle au thorax sans doute tirée avec son arme de service, retrouvée rangée dans un placard de la villa. Les premiers éléments de l'enquête rendus public mercredi soir par la police ivoirienne semblaient exclure les thèses du crime politique et du suicide et privilégier le mobile privé. M. Niaucel réputé bien informé et bien intégré à la vie locale, avait été rejoint récemment par sa femme et sa fille de 13 ans, selon des sources concordantes.
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