Côte d'Ivoire : réduction d'effectif pour la mission Licorne

Par A.C. (avec agence), le 22 mars 2007 à 16h34 , mis à jour le 22 mars 2007 à 16h54

Le nombre de soldats déployés dans le pays va bientôt passer de 3500 à "moins de 3000 hommes".

TF1 / LCI La Côte d'IvoireLa Côte d'Ivoire © LCI

Pour le ministère de la Défense, c'est un "ajustement technique", mais il s'agit probablement là d'un premier signe de désangement de la France en Côte d'Ivoire. "Dans les deux mois" qui viennent, selon le porte-parole de la force française Licorne déployée sur place, le contingent va être réduit, pour passer de 3500 hommes à "moins de 3000".

Cette réduction va s'accompagner d'une "réarticulation" des forces : la Licorne va redéployer ses éléments installés dans l'Ouest vers le centre du pays, à Bouaké et Yamoussoukro, prenant notamment "en compte l'évolution positive de la situation sécuritaire" et la perspective de "la suppression très prochaine de la zone de confiance". Cette large bande de territoire démilitarisée sépare actuellement les ex-belligérants ivoiriens du Nord et du Sud, surveillés par la Licorne et 7000 Casques bleus de l'Onuci. Le commandement de la Licorne refuse cependant de confirmer un retrait total du pays. "On adapte la force en fonction des évolutions positives de la situation", a juste précisé un porte-parole.

Mandat prorogé jusqu'au 30 juin

Cette annonce intervient moins de trois semaines après la signature, le 4 mars à Ouagadougou, d'un accord de paix entre le président ivoirien Laurent Gbagbo et le chef rebelle des Forces nouvelles (FN), Guillaume Soro. Cet accord prévoit notamment la formation prochaine d'un nouveau gouvernement, la suppression de la zone de confiance, le départ à terme des troupes étrangères qui la surveillent, et la réunification future des deux armées loyalistes et rebelles. "Nous anticipons ce qui risque de se passer dans les semaines à venir" avec la mise en oeuvre de cet accord, précise le commandement de la Licorne.

Le mandat de la force française a été prorogé par le Conseil de sécurité des Nations unies et court actuellement jusqu'au 30 juin. Le 12 mars, le Premier ministre Dominique de Villepin avait souhaité que les "premières étapes" d'un retrait des troupes françaises de Côte d'Ivoire puissent avoir été "définies" avant le départ du gouvernement actuel, en mai.

Par A.C. (avec agence) le 22 mars 2007 à 16:34
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