Egypte : les électeurs ont boudé les urnes

le 26 mars 2007 à 20h12 , mis à jour le 26 mars 2007 à 21h54

Quelque 35,6 millions d'électeurs étaient appelés lundi à dire "oui" ou "non" à 34 amendements à la Constitution voulus par le président Moubarak.

pyramide egypte merveille pierre

Le taux moyen de participation au référendum de lundi en Egypte sur des amendements controversés à la Constitution se situe entre 23 et 27%, selon les premières estimations de la Haute commission électorale, a annoncé le ministre égyptien de l'Information Anas el-Feki.

Ce taux s'est élevé à 20% pour le gouvernorat du Caire et à 24% pour celui d'Alexandrie. Dans les gouvernorats d'Ismaïliya et du nord Sinaï, le taux a frôlé les 60%, a affirmé le ministre. D'après lui, l'affluence a été faible au début du scrutin mais s'est renforcée après la fin de la journée de travail.

Des experts indépendants ou des ONG, comme l'Organisation égyptienne des droits de l'homme (OEDH) ont chiffré le taux de participation à seulement à 5 %.

Revers pour la démocratie

Quelque 35,6 millions d'électeurs étaient appelés à dire "oui" ou "non" à 34 amendements à la Constitution voulus par le président Hosni Moubarak, mais que l'opposition a rejetés en bloc et boycottés.

Pour le chef de l'Etat, ces amendements "donneront une impulsion à l'activité des partis", "protégeront la nation du danger du terrorisme" et en finiront avec "le commerce de la religion et les activités politiques illégales". Mais pour l'opposition unie comme pour des ONG des droits de l'homme et les Etats-Unis, dont l'Egypte est l'alliée, cette réforme et un scrutin si précipité constituent des revers pour la démocratie.

Les articles les plus controversés portent sur la lutte anti-terroriste, avec l'élargissement des pouvoirs de la police, et sur la supervision des élections, avec l'abandon du principe d'un juge par bureau de vote. Devenue la principale force d'opposition avec un député sur cinq, la confrérie islamiste des Frères musulmans, interdite mais tolérée, est visée par un amendement qui interdit la création d'un parti sur une base religieuse. Il lui serait aussi impossible de présenter un candidat à la présidentielle, prévue pour 2011, contre le candidat du régime qui pourrait être Gamal Moubarak, le fils cadet du président.

D'après agence

le 26 mars 2007 à 20:12
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience