© AFP - LIONEL HEALING L'armée française a décidé d'envoyer lundi des renforts en Centrafrique, "à titre de précaution", pour faire face à d'éventuels nouveaux accrochages entre ses soldats et les rebelles. Dimanche, l'armée française a eu recours à la force, pour repousser des rebelles qui attaquaient leur campement. Ces accrochages, qui ont eu lieu à Birao, près des frontières tchadienne et soudanaise, n'ont fait aucune victime.
Les renforts, qui viennent du Gabon, ont été déployés à Bangui, la capitale de Centrafrique. La France compte habituellement 200 soldats en Centrafrique, stationnés pour la plupart à Bangui, un petit détachement effectuant aussi des "missions d'instruction" depuis décembre à Birao. "L'objectif numéro un est d'assurer la sécurité de ce détachement d'instruction", a souligné l'état major.
"Démonstration de force"
Dimanche, l'état major a qualifié les attaques de "délibérée". "Les soldats agressés ont riposté fermement et des Mirage F1 sont intervenus. Plusieurs pick-ups rebelles ont été détruits", a déclaré le commandant Christophe Prazuck, porte-parole de l'état-major. Les combats ont "rapidement cessé", mais des Mirage français survolent toujours "en quasi-permanence" Birao dans une "démonstration de force" et sont "prêts à l'appui-feu", a-t-il précisé, qualifiant la situation sur le terrain de "très changeante". La localité avait été attaquée la veille par ces mêmes rebelles, qui avaient été repoussés par l'armée régulière avec l'aide d'un détachement français.
Les rebelles de l'Union des Forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui avaient attaqué Birao (800 km au nord-est de Bangui) la veille, assurent au contraire que les soldats français sont à l'origine de l'attaque. Un responsable a appelé la France à "cesser de s'ingérer" dans le combat que cette rébellion mène contre le régime du président François Bozizé.
D'après agence
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