Combattants ivoiriens © TF1/LCILe président ivoirien Laurent Gbagbo et le chef de la rébellion Guillaume Soro ont signé dimanche à Ouagadougou un accord visant à relancer le processus de paix ivoirien, en présence du président burkinabè Blaise Compaoré.
Cet accord constitue le premier résultat du "dialogue direct" lancé début février entre le camp présidentiel et la rébellion des Forces nouvelles. Ce dialogue vise à mettre un terme à la crise en Côte d'Ivoire, le plus riche Etat francophone d'Afrique de l'Ouest, coupé en deux depuis une tentative de coup d'Etat des Forces Nouvelles contre Laurent Gbagbo en septembre 2002. La rébellion s'est emparée du Nord, tandis que le président ivoirien a gardé le contrôle du Sud.
"Retrait de la communauté internationale" "L'accord politique de Ouagadougou" prévoit notamment la formation d'un nouveau gouvernement d'ici cinq semaines, ainsi que la suppression progressive de la "zone de confiance" et le retrait à terme des "forces impartiales". Quelque 7000 Casques bleus de l'Onu et 3500 soldats français constituent les Forces impartiales déployées dans la "zone de confiance", un cordon démilitarisé qui s'étire d'est en ouest du pays, pour surveiller le cessez-le-feu entre les deux camps. Cette zone sera "remplacée par une ligne verte" avec des "postes d'observation" occupés par les Forces impartiales "dont le nombre sera réduit de moitié tous les deux mois jusqu'à leur retrait total", précise le texte.
"Je crois que dès maintenant, on peut envisager un retrait de la communauté internationale, sans doute progressif", a déclaré sur France Info la ministre déléguée à la Coopération Brigitte Girardin. "Je crois que maintenant, les conditions sont réunies pour que les Ivoiriens eux-même arrivent à surmonter leurs difficultés", a-t-elle ajouté.
L'accord prévoit également des avancées sur les épineuses questions de l'identification des populations en vue d'élections, du désarmement et de l'intégration des rebelles à la future armée ivoirienne. Sur ce dernier point, il prévoit la création d'un centre de commandement intégré (CCI) dont la direction sera assurée conjointement par l'état-major des Fanci (Forces armées loyalistes, fidèles à Laurent Gbagbo) et des Forces armées de la rébellion des forces nouvelles (FAFN).
D'après agence
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