Attentats d'Alger : Paris exprime son "horreur"

le 11 avril 2007 à 15h41 , mis à jour le 11 avril 2007 à 21h53

Jacques Chirac a "condamné avec la plus grande fermeté" le double attentat à la voiture piégée à Alger qui a fait au moins 23 morts mercredi.

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Jacques Chirac a "condamné avec la plus grande  fermeté" le double attentat à la voiture piégée à Alger qui a fait mercredi au  moins 23 morts et a exprimé "la profonde solidarité" de la France avec la lutte  anti-terroriste menée par l'Algérie. Le président exprime "la profonde solidarité du gouvernement français dans la  lutte que les autorités algériennes mènent contre le terrorisme international,  qui est un combat partagé par nos deux gouvernements". Le président de la République adresse également ses condoléances aux  familles des victimes. Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a lui exprimé mercredi son "horreur" et son "indignation" après ces attentats. Le ministre de l'Intérieur François Baroin a estimé que les attentats de Casablanca et d'Alger confirmaient que "la France est sous la menace d'actes terroristes".

Ségolène Royal a également exprimé son "horreur" et son "indignation" à la suite des attentats "ignobles" perpétrés en Algérie et avortés au Maroc. "Ces événements montrent que le terrorisme demeure une grave menace susceptible de frapper chacun de nos pays", souligne la candidate PS. "Rien ne doit nous faire baisser la garde contre le terrorisme, il faut continuer à se montrer vigilants et résolus pour protéger nos concitoyens", a estimé la députée des Deux-Sèvres.

François Bayrou a condamné mercredi ces attentats "barbares" et souligné que "les démocraties doivent exercer une solidarité sans faille" contre le terrorisme, lors d'un déplacement en Mayenne. "Il y a trop de drames et trop de morts causés par ce fanatisme et par cet aveuglement. Rien ne doit être toléré ni accepté, rien ne doit être excusé dans cette manière de tuer, d'assassiner des femmes et des hommes", a dit le candidat UDF.

"Hier au Maroc, aujourd'hui à Alger, nous sommes un petit peu assis sur une poudrière", a estimé Jean-Marie Le Pen sur la chaîne de télévision Public Sénat. "Ca doit nous poser un grave problème d'autant qu'on voit se multiplier ce genre d'actions de plus en plus près de nous", a affirmé le candidat du Front national à la présidentielle.

Le candidat MPF à la présidentielle, Philippe de Villiers, a demandé mercredi "l'interdiction des mouvements salafistes en France", affirmant craindre que ne se produise sur le territoire français des attentats similaires à ceux d'Alger. "Certes, tous les salafistes ne sont pas des terroristes mais cette branche de l'islamisme porte le terrorisme comme la nuée porte l'orage", a-t-il affirmé.

Dans un télégramme adressé au président algérien Abdelaziz Bouteflika, José Luis Rodriguez Zapatero, le chef du gouvernement espagnol,  s'est déclaré "profondément ému par la terrible nouvelle des tragiques attentats perpétrés aujourd'hui (mercredi) à Alger". "Je souhaite faire parvenir" à M. Bouteflika "ma plus ferme condamnation", souligne-t-il. "Dans ces moments de profonde douleur, je vous demande, monsieur le président, de bien vouloir transmettre la solidarité et la sympathie du peuple et du gouvernement espagnols aux familles des victimes". 

Dans un message de condoléances communiqué par le Kremlin, Vladimir Poutine a condamné un acte "criminel" qui "prouve une nouvelle fois que le terrorisme n'a ni nationalité ni religion et constitue un des défis principaux de toute la communauté internationale".

D'après agence

le 11 avril 2007 à 15:41
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