Côte d'Ivoire : la "zone de confiance" va disparaître

le 16 avril 2007 à 08h14 , mis à jour le 16 avril 2007 à 14h14

Le démantèlement de cette zone sous contrôle international a débuté ce lundi. Il marque un pas dans le déblocage du processus de paix.

Des soldats postés en Côte d'IvoireDes soldats postés en Côte d'Ivoire © TF1/LCI

La Côte d'Ivoire a commencé ce lundi à démanteler la "zone de confiance" (ZDC) sous contrôle international qui la coupe en deux depuis la fin 2002. La suppression de cette zone, créée par l'ONU, soutenue par la France, pour séparer les belligérants ivoiriens après la tentative de coup d'Etat de la rébellion des Forces nouvelles (FN) contre Laurent Gbagbo, a débuté officiellement avec la levée d'un premier barrage international à Tiébissou, au centre du pays. Après plus de quatre ans de présence, Casques bleus onusiens et soldats français seront progressivement remplacés dans cette zone par des unités mixtes loyalistes-rebelles ivoiriennes.

La fin de la ZDC favorisera la circulation entre nord et sud, la relance des échanges commerciaux et le redéploiement de l'administration dans le nord, déserté par les fonctionnaires depuis 2002. Elle devrait favoriser l'organisation des élections, clé de la réunification du pays, sans cesse repoussées depuis la fin du mandat de Laurent Gbagbo en 2005 en raison des blocages politiques, mais que ce dernier semble vouloir organiser rapidement depuis sa réconciliation avec Guillaume Soro.

Retrait de casques bleus

Elle pose enfin à terme la question du retrait des quelque 8 000 Casques bleus et 3 500 soldats français déployés en Côte d'Ivoire, alors que l'accord de Ouagadougou a relégué la communauté internationale, jusqu'ici très impliquée, au rang d'observateur du processus de paix. La France, dont les effectifs de Licorne passeront de 3 500 à moins de 3 000 hommes, et l'ONU n'ont pas caché leur volonté de se retirer dès que la situation le permettra. Paris voit la fin de la ZDC comme un évènement "extrêmement important et positif".

Une partie des quelque 3 500 Casques bleus et 2 000 soldats français qui patrouillaient en ZDC resteront dans cette zone, cantonnés dans 17 postes d'observation d'où ils pourront intervenir "en cas de besoin", mais qui seront progressivement supprimés. Selon des sources militaires, les derniers pourraient disparaître en décembre.

(D'après agence)

le 16 avril 2007 à 08:14
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