Attentat à l'entrée du Palais du gouvernement à Alger, le 11 avril 2007 © TF1/LCI/Télévision algérienne La nouvelle a été annoncée par l'agence APS, citant une "source sécuritaire" : le numéro deux et "coordinateur" du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), Samir Saïoud, alias Samir Moussaab, aurait été tué jeudi après-midi au cours d'un accrochage avec l'armée algérienne. Sa mort aurait eu lieu dans dans la région de Si Mustapha, dont la gendarmerie avait été soufflée en février par un attentat revendiqué par ce groupe. Selon l'agence algérienne, Samir Saïoud a été formellement identifié grâce aux témoignages d'anciens éléments du GSPC repentis qui ont bénéficié de la Charte de réconciliation nationale voulue par le président Abdelaziz Bouteflika - charte qui a permis de libérer dans les 2000 détenus islamistes et de gracier 300 éléments armés qui avaient rendu leurs armes.
Le GSPC s'était rallié en septembre à la nébuleuse terroriste de Oussama Ben Laden et avait dès lors pris le nom de "Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique". Ce groupe a notamment revendiqué deux attentats à la voiture piégée commis le 11 avril contre le Palais du gouvernement à Alger et un commissariat de Bab Ezzouar dans la banlieue est de la capitale algérienne. Ces attentats ont fait 30 morts et plus de 200 blessés.
Un groupe terroriste qui continue à recruter
Le chef de l'ex-GSPC est Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaab Abdelouadoud, toujours insaisissable et dont l'encerclement par les forces de sécurité a été annoncé à plusieurs reprises par la presse algérienne, sans résultat. Il avait succédé à Nabil Sahraoui, alias Abou Ibrahim Mustapha, tué par l'armée en juin 2004 dans la région boisée et montagneuse de l'Akfadou, près de Béjaïa.
Le GSPC, qui serait le dernier groupe armé islamiste en activité, d'après les autorités, continue à recruter parmi les jeunes désoeuvrés. Selon la presse algérienne, plusieurs dizaines de jeunes de 20 à 30 ans auraient rejoint ses maquis depuis le début de l'année, dont le fils de l'ancien N-2 du Front islamique du salut (FIS - dissous) Ali Belhadj.
De fréquents ratissages sont effectués par l'armée algérienne dans un quadrilatère kabyle délimité par les villes de Boumerdès, Tizi-Ouzou, Béjaia et Bouira, où les hommes armés du GSPC se replieraient après leurs attaques. Il s'agit d'une région montagneuse, difficile d'accès, dans laquelle les groupes armés peuvent se mettre à l'abri dans les nombreuses grottes disséminées. Des moyens lourds, artillerie et hélicoptères, sont souvent employés par l'armée dans cette traque.
D'après agence
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