Enquêteurs sur le lieu où trois kamikazes ont fait sauter leur charge à Casablanca (10 avril 2007) © TF1/LCIAlors que les forces de sécurité sont déployées dans la ville, à la recherche des terroristes qui seraient encore libres après les attentats de mardi, la tension reste très vive à Casablanca. Tout particulièrement dans le quartier où trois kamikazes ont été neutralisés en début de semaine. Il s'agit du quartier d'al-Farah, où des forces de sécurité sont actuellement positionnées.
Deux hommes y ont été interpellés jeudi matin. La police a mis hors de cause l'un des deux. "L'homme se dénomme Rajad Khaled. L'examen de situation auquel il a été soumis n'a révélé aucun lien avec les actes terroristes de mardi, ni avec ceux survenus le 11 mars dans un cybercafé à Casablanca", a déclaré la police. Il a été relâché.
Scènes de panique
En revanche, un second individu est toujours interrogé même si, selon la police, il y a très peu de probabilités qu'il soit lié aux explosions. Il s'agit d'un homme qui "s'était introduit dans une maison et avait menacé ses occupants de se faire exploser s'ils ne lui donnaient pas à manger", selon la police. "Cependant, il ne portait pas de charge explosive et avait été neutralisé par les services de sécurité, qui procèdent à son interrogatoire".
Le déploiement des force de police et l'arrestation des deux hommes ont donné lieu à des scènes de panique dans le quartier d'al-Farah, où des rumeurs d'explosion se sont propagées. Rumeurs alimentées par les événements qui s'étaient produits dans le même quartier à peine 48 heures plus tôt : trois des terroristes neutralisées avaient eu le temps de déclencher les explosifs qu'ils portaient. Mais les suspects arrêtés ce jeudi n'ont provoqué aucune explosion, et l'annonce d'un nouvel attentat a été rapidement démentie par le gouvernement marocain.
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