Attentat à Alger à l'entrée du Palais du gouvernement, le 11 avril 2007 © TF1/LCI/Télévision algérienneLe bilan reste incertain et ne cesse d'évoluer après les deux attentats qui ont visé mercredi Alger et ses faubourgs. Un nouveau décompte de la Protection civile algérienne a fait état dans la soirée de 24 morts et 222 blessés mais des sources hospitalières indiquent que 30 personnes ont péri dans les attaques. Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales estime quant à lui à 110 le nombre de blessés.
Dans un appel à la chaîne de télévision Al-Jazira, Al-Qaïda au Maghreb - mouvement anciennement connu sous le nom de Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) - a revendiqué ces attentats. Selon des responsables des services de sécurité algériens, les deux attaques ont été perpétrées à l'aide de voitures piégées par des kamikazes qui se sont fait exploser.
Selon la Protection civile, l'attentat visant le Palais du gouvernement, dans le centre d'Alger, a fait 12 morts et 135 blessés. Ce bilan "risque de s'alourdir", ont précisé les autorités. L'attentat perpétré à l'aide de trois voitures piégées contre le commissariat de police de Bab Ezzouar, dans la banlieue d'Alger, a fait 12 morts et 87 blessés. Une des trois explosions a détruit une poste électrique de la compagnie publique algérienne Sonelgaz et les deux autres ont endommagé gravement le commissariat de ce quartier populeux, comptant des dizaines d'immeubles à plusieurs étages. Les deux attentats à l'explosif ont eu lieu quasi-simultanément vers 10h45 (9h45 GMT).
Actes "criminels et lâches"
L'attentat suicide à la voiture piégée à l'entrée du Palais du gouvernement aurait été provoqué par une bombe qui visait les bureaux du Premier ministre. Des débris de verre jonchaient le sol sur un rayon de deux à trois cents mètres à l'entrée du Palais et sur l'esplanade de l'immense bâtisse de plusieurs étages qui abrite notamment les services du ministère de l'Intérieur.
Le chef du gouvernement algérien Abdelaziz Belkhamed a dénoncé à la radio algérienne des actes "criminels et lâches commis au moment où le peuple algérien demande la réconciliation nationale". Selon la Charte sur la reconciliation nationale, entrée en vigueur en février, les islamistes qui ont déposé leurs armes peuvent bénéficier d'une grâce présidentielle, à condition de n'être pas impliqués dans des meurtres, des sabotages et des actes de terrorisme. Plus de 2000 personnes ont été libérées aux termes de cette Charte et 300 islamistes armés ont déposé leurs armes et ont bénéficié de la grâce présidentielle.
D'après agences
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