Carte de l'Algérie © TF1/LCIUn attentat à la bombe non revendiqué a été perpétré mercredi en début de matinée, a proximité d'un café d'un quartier populaire de Constantine, dans l'Est de l'Algérie. Les deux bombes artisanales, camouflées dans des sachets en plastique, ont fait au moins un tué, un policier. Cinq autres personnes ont été blessées : deux policiers, une infirmière et deux stagiaires d'une clinique chirurgicale proche. L'objectif visé était un marché situé à proximité du rond-point, très fréquenté habituellement. Le porteur des bombes a été repéré par la police avant d'atteindre le marché et aurait pris la fuite, en abandonnant dans la précipitation les deux engins explosifs.
Le ministre algérien de l'Intérieur Yazid Zerhouni a condamné cet attentat, le qualifiant, d'"acte de sabotage contre le système démocratique algérien" destiné à perturber les élections législatives. "On s'attendait à ce genre d'actes", a-t-il déclaré. "La meilleure façon de répondre à ce genre d'attentats est la forte participation aux élections législatives. Les citoyens sont libres de voter pour qui ils veulent, mais l'essentiel, est qu'ils aillent voter pour exprimer leur attachement au système électoral et à la démocratie", a-t-il dit. Un dispositif sécuritaire spécial a été mis en place pour assurer le bon déroulement du scrutin.
Ceux qui voteront tremperont "dans le péché"
Cet attentat survient à la veille des élections législatives pour le renouvellement de l'Assemblée populaire nationale qui auront lieu jeudi. La Branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique avait appelé au boycottage de ces élections, qu'elle a qualifiées de "comédie" et affirmé que les électeurs qui y participeraient "tremperaient dans le péché".
Le dernier attentat revendiqué par ce groupe islamiste rallié en septembre à l'organisation terroriste d'Oussama ben Laden remonte au 11 avril. Un attentat-suicide à la voiture piégée avait frappé le Palais du gouvernement, dans le centre d'Alger, et deux autres avaient touché un commissariat de la banlieue de la capitale, faisant 30 morts et 220 blessés. Constantine, grande ville de l'Est, n'avait pas connu pareille attaque depuis plusieurs années.
D'après agence
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