Procès des infirmières bulgares en Libye © TF1/LCIEt si leur libération était pour bientôt ? Les choses semblent en tout cas s'accélérer ce lundi, alors que deux émissaires européens sont en Libye pour tenter de résoudre la crise qui oppose l'Union européenne à Tripoli depuis 2004. "Nous voyons une fenêtre d'opportunité pour une solution et notre intention est de s'assurer qu'elle ne se referme pas avant que nous puissions l'utiliser", a déclaré Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne aux Relations extérieures, en visite en Libye.
Accompagnée du chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, la commissaire a rencontré les cinq infirmières et le médecin palestinien, condamnés à mort en 2004 pour avoir délibérément inoculé le virus du sida à 438 enfants libyens. La délégation a également rencontré les familles des enfants contaminés ainsi que des dirigeants libyens, dans ce qui pourrait être la dernière ligne droite du dialogue entre l'Union européenne et Tripoli en vue de leur libération.
Une libération sous condition
Après une rencontre "positive" avec la délégation européenne, le fils du dirigeant libyen, Seif Al-Islam, a estimé que l'issue à l'affaire pourrait être bientôt trouvée, "surtout si les demandes des familles (des victimes) sont prises en compte". De leur côté, les familles des enfants infectés par le virus du sida ont déclaré ne pas avoir obtenu de "réponse claire" de la part de la délégation européenne au sujet du montant des indemnisations qu'elles attendent.
En plus de ces indemnisations, l'Europe devra, pour obtenir la libération des infirmières et du médecin, prendre en charge, au moins partiellement, le traitement des enfants malades. La fondation Kadhafi demande également la construction d'un grand centre de lutte contre le sida à Benghazi, ville où ont eu lieu les contaminations.
Bush réaffirme son soutien
En visite en Bulgarie, le président américain George W. Bush a dit "soutenir fortement" les efforts de Sofia pour obtenir la libération de ses infirmières, détenues depuis plus de huit ans en Libye et condamnées à mort en 2004 pour avoir inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants. Une sentence vivement critiquée par la Bulgarie et la communauté internationale, d'autant que certains scientifiques occidentaux imputent la contamination des enfants à des négligences et aux carences du système hospitalier libyen en matière d'hygiène.
(D'après agence)
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