Le sort des infirmières bulgares a été évoqué le 26 avril 2007 par les deux candidats à la présidentielle © TF1-LCIL'examen de l'affaire des infirmières et du médecin bulgares est à nouveau reporté, cette fois-ci à mardi. Le Conseil supérieur des instances judiciaires libyennes qui devait décider lundi matin du sort des praticiens condamnés à mort en Libye, s'est réuni sans examiner cette affaire.
Cette instance doit notamment "prendre en considération" un accord d'indemnisation en cours de finalisation avec les familles des enfants contaminés, ainsi qu'une "demande de pardon et de clémence" signée par les six accusés. Les familles des enfants contaminés avaient confirmé dimanche avoir accepté un dédommagement d'un million de dollars par victime.
Près de 460 victimes
Selon le porte-parole des famille Idriss Lagha, le nombre de victimes s'éleverait à près de 460, dont une vingtaine de mères ayant été contaminées par leurs enfants. Les familles ne signeront toutefois aucun document tant que l'argent ne leur sera pas effectivement versé, a spécifié Idriss Lagha. C'est ce document qui officialise leur acceptation de l'indemnisation et en contrepartie leur renoncement à la peine capitale à l'encontre des infirmières et du médecin. Pressée par la temps, la Fondation Kadhafi très impliquées dans ce dossier, poursuivait dimanche soir les négociations pour parvenir à une solution avant la réunion de lundi.
Les infirmières, ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, un Palestinien qui a obtenu la nationalité bulgare récemment, sont accusés d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Libye, dont 56 sont décédés. Ils clament leur innocence, affirmant que leurs aveux ont été arrachés sous la torture.
(D'après agence)
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