Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi à Tripoli, le 25 juillet 2007 © LCINicolas Sarkozy avait été clair avec Mouammar Kadhafi : pas question pour lui de se rendre aujourd'hui en Libye comme envisagé si les infirmières et le médecin bulgares n'étaient pas libérés. A peine le groupe revenu à Sofia à bord d'un avion de la République française, le chef de l'Etat annonçait donc mardi matin que son déplacement à Tripoli aurait bien lieu ce mercredi. Il y est arrivé peu après 17, heure de Paris. Il a été immédiatement reçu par le colonel Kadhafi. "Je suis heureux d'être dans votre pays pour parler de l'avenir", a-t-il écrit sur le livre d'or du palais présidentiel de Bab Azizia.
La France et la Libye ont dans un premier temps signé un mémorandum d'accord sur le nucléaire civil, qui prévoit la fourniture d'un réacteur nucléaire. Cet accord "vise à fournir à la Libye un réacteur qui permette la fourniture d'eau potable" en désalinisant l'eau de mer, a précisé le secrétaire général de la présidence française Claude Guéant. Il a souligné qu'il s'agissait d'un "objectif" car "il y a encore beaucoup de travail à faire" pour "étudier la faisabilité" de ce projet. Claude Guéant a par ailleurs refuté tout lien entre cet accord et la libération des six praticiens. Mais, a-t-il dit, "cette libération a rendu possible une coopération renouvelée tant entre la France et la Libye qu'entre l'Union européenne et la Libye". Ce qu'a confirmé mercredi soir Nicolas Sarkozy lui-même lors d'un point presse informel : "Le seul lien, c'est que si les infirmières n'avaient pas été relâchées, je ne serais pas venu", a-t-il souligné.
Partenariat "global"
Les ministres des Affaires étrangères français Bernard Kouchner et libyen Abderrahmane Chalgham ont en outre signé un accord de coopération en matière de défense et d'industrie de défense, qui prévoit de renforcer la sécurité et la stabilité des deux pays, ainsi que la sécurité en Méditerranée et en Afrique. Il prévoit aussi des visites d'experts et des échanges d'information entre les deux pays.
Paris et Tripoli ont encore convenu d'étudier la mise en place de projets communs dans le domaine du matériel militaire. Les deux ministres ont également signé un accord cadre de partenariat global qui manifeste, selon un diplomate français, "la volonté commune de mettre en oeuvre une coopération dans tous les domaines". Un accord de coopération dans le domaine de la recherche ainsi qu'un programme triennal sur la coopération culturelle, scientifique et technique ont d'autre part été signés.
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