Nicolas Sarkozy et Omar Bongo, le 27 juillet 2007, à Libreville © TF1/LCIEn provenance du Sénégal, Nicolas Sarkozy est arrivé vendredi en début d'après-midi à Libreville pour une visite de quelques heures au Gabon, dernière étape de sa mini-tournée en Afrique. Il a été accueilli à l'aéroport Léon Mba par son homologue, Omar Bongo, doyen des chefs d'Etat africains, au pouvoir depuis 40 ans.
Dans un entretien au quotidien gabonais L'Union, Nicolas Sarkozy qualifie d'"anachronique" le concept de "pré carré", utilisé pour décrire la zone d'influence particulière de la France sur ses ex-colonies d'Afrique. "Il ne répond plus ni à la réalité, ni au souhait de la France, ni à celui des pays concernés", explique le locataire de l'Elysée au quotidien gouvernemental gabonais. "Ce concept renvoie même à un paternalisme que je rejette et qui a fait beaucoup de tort à la relation entre la France et l'Afrique. Au nom de quoi, 47 ans après leurs indépendances, ces pays devraient-ils renoncer à tirer profit des opportunités offertes par d'autres partenaires ? La France ne cherche pas à maintenir un 'rang'" en Afrique", ajoute-t-il.
Jeudi, le président français avait exposé à Dakar sa vision d'un "partenariat" renouvelé entre la France et l'Afrique, appelant celle-ci à ne pas "ressasser le passé" colonial et à s'engager vers labonne gouvernance. Il avait aussi admis que la "colonisation avait été une grande faute". Ce discours a été vivement critiqué vendredi matin par la presse sénégalaise, qui le qualifait de "leçon de morale" et d'"injure".
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