Nicolas Sarkozy et Abdelaziz Bouteflika © TF1/LCIMême sur l'union de la méditerranée, Nicolas Sarkozy veut aller vite. En visite à Alger, le président est venu défendre son projet pour qu'il "prenne corps" au premier semestre 2008. Pour cela, Nicolas Sarkozy effectuera "dans le courant du mois de novembre" une visite d'Etat en Algérie qui devra produire des "résultats concrets et tangibles."
Cette visite, à l'invitation de son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, sera préparée par des proches collaborateurs des deux présidents, a-t-il dit lors d'un point de presse à l'issue d'une visite de travail de quelques heures à Alger. "J'ai voulu recueillir l'avis, les conseils" du président algérien, prenant soin d'indiquer que "ce projet ne se substituait pas aux organisations régionales existantes et qu'il visait, comme l'ont fait les Européens il y a 60 ans, à "construire la paix et le développement".
Volonté de coopération
Sur la relation entre les deux pays, le chef de l'Etat a indiqué que "le président Bouteflika a fait part de la volonté de l'Algérie de préparer l'après-hydrocarbures et d'être considéré comme un partenaire économique, d'être un pays émergent avec une industrie, avec des services et sa volonté que la France aide l'Algérie sur la route de son développement".
Pour sa part, il a souligné "la volonté de la France de coopérer avec l'Algérie en matière d'énergie, sous tous les aspects, énergie d'aujourd'hui - le gaz -, l'énergie de demain - le nucléaire civil -, en matière agro-alimentaire, en matière d'industrie" et "la disponibilité" des entreprises françaises "à investir massivement".
"Ni pour blesser, ni pour m'excuser"
Sur tous ces points, "nos montres ont marqué exactement et strictement la même heure", a-t-il dit au côté de Bouteflika qui n'a fait aucune déclaration mais approuvait de la tête certaines déclarations du président français.
Soulignant qu'il n'était pas de la génération de la guerre d'Algérie, Sarkozy a lancé : "je viens ici ni pour blesser ni pour m'excuser". "Les Algériens ont beaucoup souffert, je respecte cette souffrance mais il y a eu aussi beaucoup de souffrance de l'autre côté, il faut la respecter. C'est l'histoire, c'est le passé, maintenant construisons l'avenir", a-t-il ajouté. Il a également indiqué que les ministres des Affaires étrangères avaient "fait un point" sur les visas délivrés aux Algériens voulant se rendre en France, une question toujours sensible en Algérie. Nicolas Sarkozy s'est ensuite envolé pour la Tunisie.
Avec Agence
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