Nicolas Sarkozy et le président sénégalais Abdoulaye Wade © LCIAprès la Libye, Nicolas Sarkozy poursuit vers le Sud sa tournée africaine : il est arrivé ce jeudi au Sénégal, d'où il repartira dans quelques heures pour le Gabon, deux pays de l'ancien "pré carré" français. L'objectif étant, selon les termes de son porte-parole, David Martinon, "de réaffirmer l'amitié profonde et sincère de notre pays pour l'Afrique et pour les Africains". Accompagné de Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Jean-Marie Bockel (Coopération) mais pas de Brice Hortefeux (Immigration et Identité nationale), Nicolas Sarkozy emmène aussi avec lui la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, d'origine sénégalaise.
A Dakar, le chef de l'Etat aura des entretiens avec son homologue Abdoulaye Wade avec qui il signera trois conventions : un accord de protection et de promotion des investissements et deux projets de développement de l'Agence française de développement. Au Gabon, qui sera "l'occasion de mettre en valeur les efforts en faveur du développement durable" avec la visite d'un complexe forestier, Nicolas Sarkozy sera l'hôte à dîner du président Omar Bongo Ondimba.
"Chasser les vieux démons"
Sénégal et Gabon : un double choix hautement symbolique, puisque ces deux anciennes colonies françaises ont été préférées à d'autres destinations comme l'Afrique du Sud, puissance continentale, ou le Ghana, qui préside actuellement l'Union africaine - deux pays anglophones. Le Sénégal et le Gabon sont des "partenaires extrêmement privilégiés de la France sur le continent africain", a souligné David Martinon. Des liens économiques, politiques et humains forts unissent ces deux pays à la France qui y dispose aussi de deux importantes bases militaires (1100 hommes au Sénégal et 800 hommes au Gabon).
Autre choix symbolique, c'est à Dakar que le président français devrait exposer sa vision du nouveau "partenariat" qu'il appelle de ses voeux entre la France et le continent africain. "J'ai le souci de moderniser les relations qu'entretient la France avec ses partenaires africains (...) et d'en chasser les vieux démons du clientélisme, du paternalisme et de l'assistanat", a-t-il déclaré dans un entretien accordé au quotidien pro-gouvernemental sénégalais Le Soleil. "Ces nouveaux rapports doivent se traduire par des relations amicales, constructives et décomplexées", a-t-il poursuivi. "Davantage d'aide doit impliquer davantage d'efficacité de part et d'autre. Nous ne devons plus accepter que l'aide au développement puisse devenir une prime à la mauvaise gouvernance", a-t-il également expliqué dans un autre entretien accordé au quotidien privé Wal-Fadjiri.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




