Les infirmières bulgares échappent à la peine de mort © TF1/LCIAu lendemain de la décision de justice libyenne de commuer en réclusion à perpétuité la peine de mort des cinq infirmières et du médecin bulgares, Nicolas Sarkozy annonce qu'il pourrait se rendre "rapidement" en Libye, à l'invitation du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. De source officielle libyenne, on avance la date du 24 juillet. "Bien sûr, le président a accepté cette invitation qu'il honorera rapidement si cela peut être utile à la résolution de l'affaire des enfants contaminés de Benghazi et des six personnels médicaux bulgares", a déclaré le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, qui n'a cependant pas confirmé la date du 24juillet pour ce déplacement.
Quant aux infirmières, elles espèrent une extradition vers la Bulgarie. Premières intéressées, les autorités bulgares se sont dites soulagées, mais sont restées prudentes. "La décision du Conseil supérieur des instances judiciaires libyennes est un grand pas dans la bonne direction, mais pour nous l'affaire ne sera close que quand nos compatriotes rentreront en Bulgarie", a souligné le chef de la diplomatie bulgare Ivaïlo Kalfine.
Un premier soulagement
Les Etats-Unis se sont pour leur part dits "rassurés". "Nous appelons le gouvernement libyen à trouver maintenant un moyen de permettre aux infirmières bulgares de rentrer chez elles", a déclaré le porte-parole du département d'Etat.
La décision de Tripoli est "un premier soulagement", ont souligné le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Walder. Londres s'est aussi félicité de la décision et "attend avec impatience le retour rapide des six membres du personnel médical chez eux, ce qui permettra à l'Union européenne et à la Libye d'oublier ce dossier et de développer des liens plus rapprochés."
"Aucun obstacle à une extradition", selon l'avocat
Le parquet général de Sofia a entamé mercredi, la demande d'extradition des infirmières et du médecin bulgares. La Bulgarie a accordé en juin la nationalité bulgare à Achraf Joumaa Hajouj, médecin palestinien. L'avocat des six praticiens, Me Traïan Markovski, a jugé qu'il n'existait "aucun obstacle" à une extradition de ses clients après la mesure de clémence du Conseil supérieur des instances judiciaires libyennes et a ajouté que "la présidence bulgare aurait le pouvoir de gracier" les condamnés une fois ceux-ci rentrés en Bulgarie. Le ministre libyen des affaires étrangères a pour sa part déclaré mercredi que "la balle était dans le camp de la Bulgarie et de l'Union européenne" pour régler l'extradition des six praticiens.
D'où proviennent les fonds ? |
L'origine des fonds versés aux familles des victimes semble s'éclaircir. Selon une source à la Fondation Kadhafi, présidée par le fils du dirigeant libyen, Seif al-Islam, maître d'oeuvre des négociations avec les familles, l'argent a été versé par le Fonds spécial d'aide de Benghazi, créé en 2005, et provenait de la Libye, de l'UE et des Etats-Unis. Marc Pirenni, le président du conseil d'administration du Fonds spécial, qui est également l'envoyé spécial de la Commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner en Libye, a confirmé que les compensations provenaient de ce fonds, sans en détailler en l'origine exacte. Mme Ferrero-Waldner avait déclaré auparavant que l'argent des dédommagements était libyen. |
Avec Agence
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