Nicolas Sarkozy © TF1/LCIAlors que l'Algérie demande à la France de reconnaître les "crimes" commis durant la colonisation, Nicolas Sarkozy affirme que les jeunes générations "sont tournées vers l'avenir, plutôt que vers le passé. Elles n'attendent pas de leurs dirigeants qu'ils se mortifient". Il s'en explique dans une interview publiée mardi matin dans deux quotidiens algériens : El Wata et El Khabar.
Pour Nicolas Sarkozy, il ne faut pas faire des questions de mémoire "un préalable". Il reconnaît "qu'il y a eu beaucoup d'ombres, de souffrances et d'injustices au cours des 132 années que la France a passées en Algérie, mais il n'y a pas eu que cela". Dénonçant donc la tentation de la repentance, il affirme : "Je suis pour une reconnaissance des faits, pas pour le repentir qui est une notion religieuse et n'a pas sa place dans les relations d'Etat à Etat".
La nécessité d'un traité d'amitié
"Le travail de mémoire doit donc continuer, mais dans la dignité et l'objectivité, à l'abri des polémiques et des tentatives d'instrumentalisation politique. Ce cheminement doit aussi se faire des deux côtés", insiste-t-il. Il affirme d'autre part qu'"on peut faire l'amitié sans un traité d'amitié", un projet enterré à la suite de la polémique sur le "rôle positif" de la colonisation.
"Ce qui importe surtout c'est de donner au partenariat un contenu concret" : il cite notamment la formation des cadres, les échanges économiques, l'énergie, la circulation ou la coopération en matière militaire. Sur ce dernier point, le président français déclare souhaiter voir aboutir "un plus grand nombre" de projets de fournitures d'équipements naval, aérien et terrestre et se dit "prêt à aller plus loin" dans la coopération militaire pour accompagner l'effort de professionnalisation et de modernisation des forces algériennes.
D'après agence
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