Nicolas Sarkozy le 24 juillet 2007 © TF1/LCI |
| Le discours intégral de Nicolas Sarkozy |
Quelques heures après la libération des cinq infirmières et du médecin bulgares, Nicolas Sarkozy a assuré mardi matin que "ni l'Europe ni la France" n'avaient "versé la moindre contribution financière à la Libye" pour obtenir la libération des cinq infirmières et du médecin bulgares. "La France a-t-elle versé un euro ? La réponse est non", l'Europe "a-t-elle versé un euro dans le cadre de cette négociation au delà du protocole d'accord qui était sur la table (...)", "la réponse est non", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à l'Elysée. Une affirmation relativisée par le chef de la diplomatie libyenne qui a rappelé que l'UE et Paris avaient contribué aux compensations financières versées par le Fonds de Benghazi d'aide aux familles des enfants libyens contaminé par le sida.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs salué "la médiation et l'intervention humanitaire" de l'émir du Qatar, sans en préciser la nature exacte. "Nous avions convenu à un moment de la négociation, (José Manuel) Barroso et moi, qu'il fallait faire intervenir un Etat ami". Ce rôle est-il allé plus loin que la seule participation aux discussions ? Interrogé sur l'existence d'une éventuelle compensation financière, Nicolas Sarkozy a indiqué que "c'est (aux autorités qataries) de dire si ont elles ont quelque chose à dire sur le sujet". "C'est pas à moi de parler au nom de nos amis qataris ou au nom du colonel Kadhafi, adressez vous à eux", a-t-il lancé.
Pas de troc nucléaire
Le président de la République a également souligné que les critiques du réseau Sortir du nucléaire accusant la France d'un "troc nucléaire" avec la Libye n'avaient "rien à voir" avec le sujet des négociations. Dans un communiqué, le réseau anti-nucléaire "dénonce avec la plus grande vigueur la 'monnaie d'échange' utilisée par les Sarkozy (...) pour arriver à leurs fins".
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a affirmé que l'ambassadeur français en Libye "a été associé à toutes les négociations". Il a enfin confirmé qu'il se rendrait à Tripoli mercredi pour un "déplacement politique pour aider la Libye à réintégrer le concert des nations".
Le PS demande "que la clarté soit faite" |
Le Parti socialiste a demandé que "la clarté soit faite" sur les "conditions de ces discussions, et notamment sur les contreparties demandées et obtenues par le colonel Kadhafi" en échange de la libération des infirmières et du médecin bulgares. "Le Parlement devra, le moment venu, en être informé : le Parti socialiste y veillera", précise un communiqué. |
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