Les infirmières auraient renoncé à poursuivre Tripoli

le 02 août 2007 à 12h51 , mis à jour le 02 août 2007 à 17h32

Selon Le Monde, elles ont été obligées de signer un document dans lequel elles renoncent à tout recours judiciaire pour tortures et mauvais traitements.

TF1/LCI : L'arrivée à Sofia des infirmières bulgares, après leur extradition par la Libye (24 juillet 2007)L'arrivée à Sofia des infirmières bulgares, après leur extradition par la Libye (24 juillet 2007) © TF1/LCI

"Pendant les interrogatoires, j'étais allongé, entièrement nu, pieds et mains attachés, des électrodes posées sur tout le corps." C'est en ces termes que le médecin palestinien, libéré avec les cinq infirmières bulgares le 24 juillet, raconte les conditions de sa détention. Dans Paris Match, il explique également avoir passé l'ensemble de ses journées et de ses nuits à genoux, les mains attachées derrière le dos. "Dès que ma tête tombait de fatigue, je recevais un coup de chaussure en pleine figure", raconte-t-il. Mais, comme pour les cinq infirmières, il ne pourra pas attaquer Tripoli pour torture et mauvais traitement. Car selon le journal Le Monde, les six praticiens ont été obligés de signer un document dans lequel ils s'engagent à renoncer à tout recours judiciaire pour tortures, mauvais traitements, ou détention abusive.

Le journal explique que l'accord a été signé avant que les cinq infirmières et le médecin puissent quitter le territoire libyen, la signature du document ayant été une des conditions de leur libération. Interrogé par Le Monde, le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a confirmé qu'un engagement avait bien été signé par les infirmières, comportant un renoncement à toute procédure judiciaire en Europe contre des responsables libyens pour tortures durant leur huit années de détention.

Le quotidien précise par ailleurs que Paris s'est engagé à financer la modernisation de l'hôpital de Benghazi dans le cadre des gestes consentis pour faciliter la libération des infirmières bulgares. C'est dans cet hôpital que plus de 400 enfants ont été contaminés par le virus du sida, ce dont les autorités libyennes avaient rendu les infirmières et le médecin d'origine palestinienne coupables. Saïf al Islam Kadhafi, fils du dirigeant libyen, a précisé que ce projet s'élève à "plusieurs millions d'euros". Interrogé par le quotidien, le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est refusé jeudi à tout commentaire sur le montant exact du projet, précisant que la mise en oeuvre en est au "stade exploratoire".

(D'après agence)

le 02 août 2007 à 12:51
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12 Commentaires

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  • Ed, le 03/08/2007 à 10h35

    Et en quoi un document signé sous la contrainte serait-il à respecter ????

  • Fabienne, le 03/08/2007 à 08h49

    Je suis dégoutée de vos réactions!!!Si une des infièrmiéres était votre mère ou celle de ce monsieur Hollande qui ne sais que critiquer toutes les initiatives de ses adversaires,c'est claire qu'on peut pas être contre ce monsieur puisqu'il est et le partie socialiste avec ,incapable de prendre une décision au risque d'être impopulaire,je pense que votre seule bonheur serait de la retrouver saine et sauve NON!Maintenant le comment et le pourqoui je pense que nos élus sont mieux à même de gèrer la situation!Et à tous les donneurs de leçon il ferait mieux de balayer devant leur porte! Fabienne

  • Gianni, le 02/08/2007 à 23h18

    Un president qui negocie est bien, un president qui negocie par vanité c'est la mort de un pays. Sarkosy a negocié avec un terroriste, il ne faut pas oublier que Gheddafi a été impliqué dans plusiers attentas sanguinaires, alors pour les president de tous le français qui vole une pomme doit purger, justement, en prison et qui tue si c'est le chef de un pays puissant est immunisé? Bravo, sarkosy tu commence bien ton mandat!2 poids 2 mesures.

  • Viviane, le 02/08/2007 à 18h37

    Pourquoi francois hollande ne s'est il pas proposé de prendre leur place comme grand humaniste il se pose là

  • Franck, le 02/08/2007 à 17h10

    Du grand n'import quoi encore ! Si je viole une personne et que je m'engage à pas la tuée si celle-ci me signe un document comme quoi elle renonce à porter plainte, suis-je alors exempt de toute poursuite... Vraiment du n'importe quoi.

  • Farinha, le 02/08/2007 à 17h08

    Avant que le gouvernemet s'engage à financer les travaux de cet hôpital lybien, il ferait bien de dépenser l'argent du contribuable à la remise en état de certains de nos hôpitaux, et de revaloriser le travail des infirmières payés au lance pierre.

  • Louis, le 02/08/2007 à 17h06

    Fialement le régime de Khadafi n'a pas changé d'1 iota ;si les infirmières et le medecin ont signé c'est que la Lybie avait des choses pas très propres a son égard.Honte a nos dirigeants qui font des courbettes a ce pays de tortionnaires !!!

  • Bob, le 02/08/2007 à 16h26

    L'existence même d'un tel accord suffit à prouver, si besoin était, la nature purement criminelle de la prise d'otage dont ces infirmières ont été victimes. Si tout était légal comme voudrait le faire croire la Libye, il n'y aurait pas besoin d'un tel accord, qui au passage me semble léger en termes de légalité (rien n'interdit quelqu'un d'autre d'engager une plainte).

  • Sireled, le 02/08/2007 à 15h41

    Je ne crois pas qu un document signé sous la contrainte soit valable devant la coure internationale donc je ne vois pas pourquoi la france tiendrait parole avec un pays comme la libye cela serait la porte ouverte et un exemple â tout les etats crapuleux .

  • Pascal, le 02/08/2007 à 15h15

    Ele ont pas un réacteur nucléaire ou des missiles anti-chars pour négocier?

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