La conférence de presse des infirmières bulgares, le 25 juillet 2007 à Sofia © LCIParmi les six soignants, le médecin palestinien a été celui qui a le plus précisément décrit les tortures subies lors des interrogatoires par la police libyenne. "Nous avons été longuement torturés, avec de l'électricité, avons été battus, privés de sommeil, drogués. Pendant dix mois ma famille ne savait pas si j'étais vivant ou mort (...) Nous étions gardés dans un centre d'entraînement de chiens", avait-il raconté à des journalistes à Sofia après sa libération de Libye et son arrivée en Bulgarie le 24 juillet.
Pendant un an, il a été violé, contraint de dormir à genoux, assis sur ses pieds, les bras menottés dans le dos. Et si sa tête retombait, il recevait un coup de pied dans le visage. Celui-ci a récemment déclaré à la presse néerlandaise qu'il envisageait de poursuivre le président libyen Mouammar Kadhafi pour prise d'otage. (voir notre article).
Des électrochocs
Les infirmières Nassia Nenova et Kristiana Valtcheva qui avaient reconnu avoir été victimes de mauvais traitements, ont également dit avoir subi des électrochocs. Mais elles ont refusé de fournir des détails avant de témoigner devant les organes d'investigation bulgares.
A leur retour en Bulgarie les six soignants ont tous affirmé, lors de différentes interviews, avoir été torturés par la police libyenne notamment à l'aide d'électrochocs pour leur extorquer des aveux confirmant l'accusation --contestée-- d'avoir inoculé le virus du sida à des centaines d'enfants d'un hôpital de Benghazi (nord). Un porte-parole du parquet avait déclaré, avant le retour des six condamnés de Libye, que la justice bulgare "étudiait la possibilité juridique d'ouverture d'un procès en Bulgarie, éventuellement en vertu des mécanismes de la Convention des droits de l'Homme de l'Onu". La porte-parole du parquet Margarita Popova a précisé vendredi qu'"une accusation pourrait éventuellement être formulée à l'issue de l'enquête et sur la base des éléments recueillis".
A propos des affirmations du médecin d'origine palestinienne sur les tortures, subies pour obtenir les aveux des six soignants, le fils du colonel Kadhafi a déclaré qu'il "y avait beaucoup de mensonges dans ce qu'il dit". "Mais cela ne signifie pas qu'il n'y a pas eu de torture. Il y a eu torture par l'électricité. Ils leur ont fait peur. C'est-à-dire qu'il y a eu une menace d'agression contre sa famille", a-t-il ajouté.
Avec Agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




