L'arrivée à Sofia des infirmières bulgares, après leur extradition par la Libye (24 juillet 2007) © TF1/LCILe médecin palestinien impliqué dans l'affaire des infirmières bulgares accusées d'avoir inoculé sciemment le virus du sida à de petits patients libyens a réclamé dimanche un enquête sur les tortures qui ont permis, selon lui, aux agents libyens d'arracher semblables aveux. "Je demande au peuple libyen d'ouvrir une enquête pour nous aider à laver notre réputation", a déclaré Achraf Alhadjoudj. "Notre remise en liberté ne met pas un point final à notre combat (...). Nous devons défendre notre honneur dans cette tragédie. Nous sommes victimes tout autant que les enfants libyens".
Selon Le Monde de jeudi, peu avant de prendre l'avion pour Sofia le 24 juillet dernier, les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien avaient été obligées de signer un document dans lequel ils renonçaient à tout recours judiciaire pour tortures et mauvais traitements. Ce document n'a toutefois pas de valeur juridique.
Le médecin palestinien a également suggéré que des organisations internationales plaident dans le sens d'une enquête. Il compte rencontrer lundi son avocat pour évoquer la marche à suivre, sans exclure d'intenter un procès à ses anciens geôliers libyens seul ou avec ses anciennes compagnes d'infortune. Les six praticiens ont été condamnés à mort par deux fois par la justice libyenne. Ils affirment que leurs aveux de culpabilité leur ont été arrachés par la torture.
(D'après agence)
Retour MYTF1
Chargement en cours...





