Maroc :taux d'abstention record aux législatives

le 08 septembre 2007 à 09h47 , mis à jour le 08 septembre 2007 à 10h00

Seuls deux inscrits sur cinq se sont déplacés pour ces deuxièmes élections législatives depuis l'accession au trône du roi Mohammed VI en 1999.

Le dépouillement des urnes à Rabat lors des élections législativesLe dépouillement des urnes à Rabat lors des élections législatives © TF1/LCI

Seuls deux inscrits sur cinq se sont déplacés vendredi au Maroc pour les élections législatives. Selon les estimations du ministère de l'Intérieur, la participation s'établit à 41% contre 52% en 2002. Il s'agit du taux le plus bas de l'histoire du royaume. Les résultats partiels devraient être annoncés samedi soir par le ministère de l'Intérieur et les chiffres définitifs dimanche mais on sait déjà que les islamistes marocains n'ont pas réussi la percée qu'ils espéraient. Le Parti justice et développement (PJD - islamiste), qui affichait de grandes ambitions a vu ses espoirs douchés. Samedi à l'aube, il a aussitôt accusé ses adversaires de "corruption électorale".
 
"Nous aurons au maximum 56 sièges car l'argent a coulé à flots. Nous pensons que nous serons quand même le premier parti sinon c'est vraiment le monde à l'envers", a déclaré le numéro deux du parti, Lahcen Daoudi, réélu à Fès. Au cours de la campagne, Lahcen Daoudi se disait assuré que le PJD obtiendrait 80 sièges contre 42 dans la législature précédente. Les électeurs choisissaient 295 députés dans 95 circonscriptions et 30 députées sur une "liste nationale" séparée, pour assurer un quota de représentation aux femmes.
 
Un revers
  
Abasourdis par cette abstention historique, plusieurs partis ont reconnu qu'il fallait revoir la manière dont ils avaient mené leur action politique. Le taux de participation était l'un des enjeux du scrutin et il s'agit d'un revers pour les 33 partis en lice comme pour les autorités.
 
Les partis en lice sont répartis en trois grandes tendances: les islamistes, dont le PJD, les partis de la coalition gouvernementale et la gauche non gouvernementale. Au vu des résultats définitifs, Mohammed VI devrait nommer un Premier ministre qui négociera avec les partis représentés au Parlement pour former une coalition. Le mode de scrutin à la proportionnelle ne permet à aucun parti d'obtenir la majorité absolue.

(D'après agence)

le 08 septembre 2007 à 09:47
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2 Commentaires

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  • Pelican, le 08/09/2007 à 12h48

    Le problème chez nous au maroc c'est que les marocains ne font pas confiance aux politiciens, mais pas à la politique. Preuve en est beaucoup de gens veulent savoir les résultats de leurs circonscriptions. Beaucoup de gens voient dans la candidature des politiciens et des notables au parlement un moyen de s'enrichir plus et défendre leurs interets. La loi de finances 2007 a été voté par le tiers des parlementaires !

  • Chico, le 08/09/2007 à 12h13

    Normal que les marocains s'abstiennent, ça ne sert pas à grand chose. Le peuple vote et donne son avis, et le roi décide. Les socialistes avaient gagné la derniere election, et le roi avait choisi un autre premier ministre.

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