la carte du maroc © LCILes Marocains se préparent sereinement à un succès des islamistes modérés du Parti pour la justice et le développement (PJD) aux élections législatives de vendredi. Ils voient en eux le meilleur rempart contre le djihadisme radical qui s'est développé récemment dans le royaume. L'électorat populaire s'apprêterait à donner sa chance au PJD, dont l'émergence comme première force parlementaire ne provoque nulle panique dans un pays où l'essentiel du pouvoir politique, militaire et religieux reste entre les mains du roi Mohamed VI.
Depuis le début de l'année le Maroc est le théâtre d'une recrudescence d'attentats suicides attribués à la branche maghrébine d'Al Qaïda. Celle-ci a promis de porter de nouveaux coups aux "dirigeants corrompus" de la région. Selon l'un des responsables du PJD, "il y a beaucoup à faire pour combattre la corruption et les inégalités sociales ainsi que pour réformer notre justice et notre éducation". Pour lui, le PJD ne réitérera pas les erreurs commises par les autres partis d'opposition. Ceux-ci, une fois associés au pouvoir, se sont fondus dans une élite gouvernante perçue comme éloignée des réalités quotidiennes et indifférente aux besoins des sujets modestes du royaume.
Un nouveau Premier ministre
Le PJD, qui disposait de 42 sièges sur 325 dans la Chambre des représentants sortante, devrait devancer les 33 autres partis en lice vendredi, sans pour autant s'assurer une majorité absolue, en raison du système complexe de vote qui favorise une fragmentation de l'échiquier politique. Mais même si le PJD réalise un score remarquable, il est toutefois peu probable que le roi choisisse le futur Premier ministre dans ses rangs. En revanche, le parti se verra vraisemblablement confier ses premiers portefeuilles ministériels.
Il s'agit du deuxième scrutin législatif depuis l'accession de Mohamed VI au trône en 1999, à la mort de son père Hassan II. A l'issue de ces élections, Mohamed VI désignera le futur Premier ministre et pourra opposer son veto aux lois qu'adoptera la future majorité parlementaire.
(D'après agence)
Contrairement à ce que nous avions écrit par erreur dans le titre - mais non dans la suite de l'article - le roi du Maroc est bien Mohamed VI et non Hassan II, son père décédé. Nous prions nos lecteurs de nous excuser pour cette erreur de titraille.
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