Camp de réfugiés au Darfour © TF1/LCILe conflit ne devrait pas cesser malgré le cessez-le-feu annoncé... La force hybride (l'Unamid : 26.000 hommes) étant sur le point de débarquer (entre fin octobre et début 2008) au Darfour, l'ONU et l'UA (Union Africaine) veulent maintenant enclencher le processus politique. Après plus de 4 ans de guerre, qui ont fait 200.000 morts et 2 millions de déplacés, les parties au conflit étaient appelées à des pourparlers de paix. Ils ont débuté ce samedi après-midi à Syrte, en Libye. A cette occasion, le gouvernement de Khartoum a annoncé un cessez-le-feu au Darfour. Et ce dès l'ouverture des discussions.
Mais, cette conférence, tout comme cette annonce unilatérale, peu de gens y croient. La délégation soudanaise a en effet peu de poids malgré sa trentaine de ministres et responsables. Car le boycottage des principaux mouvements rebelles (soit la moitié de la quinzaine impliquée dans le conflit) compromet d'ores et déjà les efforts de l'ONU et de l'UA pour ramener la paix dans cette région de l'ouest du Soudan. En cause notamment : les principales factions rebelles n'apprécient guère que les "rebelles secondaires" -issus de scissions de leurs propres mouvements- participent au sommet. Quant aux 6 mouvements présents à la conférence, ils ont envoyé des "seconds couteaux". D'ailleurs, une heure après l'ouverture du sommet, le dirigeant lybien Mouammar Kadhafi a reconnu l'échec de la réunion...
Les groupes rebelles qui combattent l'armée soudanaise au Darfour depuis 2003 réclament un partage plus équitable des ressources et plus d'autonomie pour leur région qu'ils estiment "marginalisée". En 2006, à Abuja, au Nigeria, un sommet avait déjà "capoté", quand un seul mouvement avait adhéré à l'accord de paix avec le gouvernement.
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