Capture du site de l'association l'Arche de Zoé © TF1-LCI"En France, tout le monde peut créer sa propre association humanitaire, obtenir le statut d'ONG et être référencé par le ministère des Affaires étrangères, et plus particulièrement la Délégation à l'action humanitaire, sans aucune vérification ni critère de validité". L'homme qui porte ces accusations connaît le domaine, puisqu'il s'agit de Thierry Velu, Président-Fondateur du Groupe de secours catastrophe français. Spécialisé dans le secours aux victimes de séismes, d'ouragans et d'inondations, le GSCF, basé à Montreuil-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, est notamment intervenu lors de tremblements de terre en Turquie, au Salvador et dans le sud des Etats-Unis après le cyclone Katrina.
Face à "l'affaire Arche de Zoé" et aux accusations qui sont portées aujourd'hui par les autorités tchadiennes, il juge nécessaire de créer un système de "labellisation" des structures humanitaires. "Vouloir aider, c'est bien mais bien le faire, c'est mieux", écrit-il, dans un communiqué diffusé ce dimanche. Car "en raison du manque de contrôle, certaines associations n'hésitent pas à surexploiter titres et statuts, à avancer des actions en réalité non menées, à exercer hors du champ de leurs compétences", insiste-t-il. D'où le besoin de réglementer plus sérieusement les ONG et de "répertorier les domaines d'actions et de compétences de chacune suivant des critères bien définis".
Concernant précisément la polémique en cours au Tchad, il affirme que le GSCF a refusé d'apporter son soutien au projet d'évacuation d'enfants du Darfour, "compte-tenu de l'illégalité du procédé décrit, de son manque de bon sens et de la faible expérience humanitaire de la structure". Pour lui, tout ceci évoque une "aberration humanitaire".
D'après agence
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