Nicolas Sarkozy et Mohammed VI, le 22 octobre 2007 © TF1/LCIOn n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Après avoir obtenu un contrat pour la vente du TGV au Maroc mais échoué dans celle du Rafale -au total, l'ensemble des contrats signés lundi soir porte sur une valeur de trois milliards d'euros-, Nicolas Sarkozy tentera mardi soir de placer un autre projet, diplomatique celui-là : l'Union méditerranéenne, qu'il présentera plus en détails lors de son discours de Tanger -en direct sur LCI.fr à 17h30.
Ce concept, développé lors de la campagne présidentielle, est l'une de ses propositions les plus ambitieuses en matière de politique étrangère. Censé remplacer le processus de coopération euro-méditerranéenne lancé à Barcelone en 1995, mais qui a montré ses limites, il a notamment pour objectif de proposer une alternative à l'adhésion de la Turquie à l'UE, en faisant d'Ankara l'un des moteurs de l'organisation. Il s'agit aussi de repenser la "politique arabe de la France" et de trouver une solution au conflit israélo-palestinien. Le Maroc a déjà fait part de son intérêt, notamment patrons et économistes qui regrettent de voir les nouveaux pays de l'Europe de l'Est retenir toute l'attention de l'UE au détriment des pays du sud de la Méditerranée.
Quels pays en feraient partie ?
- les pays de l'UE qui bordent la Méditerranée : France, Grèce, Italie, Chypre, Espagne plus le Portugal
- les pays d'Afrique du Nord bordant la zone : Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte.
- les pays du Proche et du Moyen-Orient : Israël, Liban, Jordanie, Syrie, Turquie, voire le futur Etat palestinien.
Quels seraient les pôles de coopération ?
- l'environnement
- le dialogue des cultures
- le co-développement pour assurer la croissance économique et lancer une "immigration choisie"
- un système de sécurité collective pour "garantir la paix"
- une coopération intégrée pour lutter contre la corruption, le crime organisé et surtout le terrorisme via un système judiciaire commun.
Quel serait son fonctionnement ?
Nicolas Sarkozy propose une rencontre périodique des dirigeants de pays concernés, sur le modèle du G8. L'Union méditerranéenne travaillerait étroitement avec l'UE, avec des institutions similaires.
"Un partenariat sans arrogance" |
Le chef de l'Etat a également apporté son soutien à la volonté du Maroc d'obtenir un "statut avancé" auprès de l'Union européenne et affirmé qu'il voulait que le pays joue un "rôle de premier plan" dans l'Union de la Méditerranée. Il a aussi exprimé son souhait de voir le Maroc se doter d'"une filière nucléaire civile" en partenariat avec la France. "L'énergie du futur n'a pas vocation a être la possession exclusive des pays les plus developpés dès lors que les conventions internationales sont partout respectées. Dire ceci, c'est aussi pour moi, une façon de dire à l'Iran qu'une coopération est possible et que nous ne sommes pas condamnés à la confrontation", a-t-il insisté. |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




