Les Français de l'association "Arche de Zoé" retenus au tchad (28 octobre 2007) © TF1/LCI10 personnes sur les 21 inculpés dans l'affaire de l'Arche de Zoé restent emprisonnées à N'Djamena : les 6 membres français de l'association et 4 Tchadiens. Selon une source judiciaire, la justice tchadienne devrait statuer ce mardi sur la requête de remise en liberté déposée par l'avocat des 6 Français. Il devrait se prononcer en même temps sur une demande similaire déposée pour 3 des 4 Tchadiens, des responsables tchadiens de la ville de Tiné, à la frontière tchado-soudanaise.
L'Arche de Zoé a tenté d'emmener en France 103 enfants originaires de la zone frontalière en les présentant comme des orphelins du Darfour (région de l'ouest du Soudan ravagée par la guerre civile) nécessitant une évacuation sanitaire. Les Français sont inculpés d'"enlèvements de mineurs", crime passible de 5 à 20 ans de travaux forcés. Leur avocat a aussi déposé une demande de requalification des faits en délit, passible de 2 à 5 ans de prison.
Lundi, une vingtaine de magistrats tchadiens sur la soixantaine que compte le Palais de N'Djamena ont manifesté leur mécontentement face aux pressions exercées, selon eux, par le pouvoir sur la justice tchadienne dans l'affaire. Les libérations successives des 3 journalistes français, 4 hôtesses de l'air espagnoles, puis 3 membres d'équipage espagnols et du pilote belge avaient suscité la colère de magistrats tchadiens.
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