Les six Français ne seront pas libérés

le 14 novembre 2007 à 12h57 , mis à jour le 14 novembre 2007 à 18h28

Le juge tchadien a rejeté mercredi les demandes de mise en liberté des six Français et de trois Tchadiens incarcérés à N'Djamena.

[Expiré] [Expiré] Tchad Arche de Zoé Eric Breteau © AFP/Abba Ali Kaya

Les six Français membres de l'Arche de Zoé et les trois Tchadiens incarcérés à N'Djamena devront attendre. Mercredi, le juge chargé de l'enquête a rejeté leur demande de mise en liberté. "Eu égard à la gravité des faits, la mise en liberté provisoire des inculpés risque de nuire à la manifestation de la vérité et de l'ordre public", a estimé le juge, qui ajoute que "les dépositions des parties civiles ne sont pas encore reçues". Sur LCI, Me Gilbert Collard a déclaré que les six membres de l'association l'Arche de Zoé allaient faire appel de cette décision. "On s'y attendait, il faut pas nous prendre pour des naïfs, quand même", a déclaré l'avocat. Un quatrième Tchadien est également incarcéré à N'Djamena dans ce dossier, mais il n'y a pas eu de demande de mise en liberté pour cet inculpé.

"La coïncidence de cette décision de rejet du juge avec les manifestations (antifrançaises) de ce matin [voir notre article] est troublante", a souligné Me Jean-Bernard Padaré, avocat de trois inculpés tchadiens et d'autres Européens. Des centaines de personnes, jeunes pour la plupart, ont en effet manifesté dans le centre de N'Djamena mercredi pour dénoncer "les agissements" de l'Arche de Zoé, conspuant la France et jetant des pierres sur des voitures occupées par des Occidentaux. A l'issue de cette manifestation, le ministre tchadien de la Justice Albert Pahimi Padacké a souligné que "les manifestants ont exprimé le souhait de voir cette affaire jugée au Tchad. Il n'y a pas d'obstacle à ce que cette affaire soit jugée au Tchad".

Des rapports tendus entre Paris et N'Djamena

Les magistrats tchadiens avaient aussi manifesté leur mécontentement sur une éventualité d'un jugement des inculpés hors du Tchad. Cette polémique avait tendu les rapports entre Paris et N'Djamena avant que la présidence française ne nuance sa position. Onze autres personnes - trois journalistes français, sept membres espagnols de l'équipage d'un avion affrété par l'association pour transporter les enfants d'Abéché en France et un pilote belge ayant convoyé les enfants de la frontière à Abéché - ont été libérés et ont regagné leurs pays respectifs mais restent inculpés au Tchad.

Fin octobre, l'Arche de Zoé a tenté d'emmener en France 103 enfants originaires de la zone frontalière avec le Soudan en les présentant comme des orphelins du Darfour nécessitant une évacuation sanitaire.

(D'après agence)

le 14 novembre 2007 à 12:57
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9 Commentaires

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  • Carisa, le 14/11/2007 à 17h38

    Au risque de deplaire,je trouve logique qu'ils soient juges au tchad;par contre pour la peine elle devrait se faire en france comme pour cantat;par contre l'etat français doit veiller au bon deroulement du proces et etre soucieux des conditions de detention

  • Laure, le 14/11/2007 à 17h24

    Quand je pense a l'aide que le gouvernement français apporte a ce pays,et a tous ces volontaires de missions humanitaires,et que je lis "ils criaient à bas Sarkozy",je ferais revenir tous les français ,et débrouillez vous,et venez pas pleurer;Quel toupet,vraiment il y en a qui ne méritent pas le bien qu'on leur fait;Apres ils viendront pleurer en France pour y vivre!!! Merci de publier.

  • Martin, le 14/11/2007 à 16h49

    On a peut-être eu tort de traiter avec mépris la justice tchadienne. Un peu de retenue des autorités françaises serait utile dans cette affaire.

  • Pascal, le 14/11/2007 à 15h23

    Si! Sarkozy il l'a dit!

  • Regis, le 14/11/2007 à 14h03

    Normal, la loi est respectée...

  • Yannick, le 14/11/2007 à 14h01

    C'est ce que l'on appelle une lecon de justice. La France ferait mieux de faire profil bas sur cette affaire. Il ne suffit pas de se faire appeler "mission humanitaire" pour retirer des enfants de leurs parents. S'ils sont trop betes pour comprendre leur fautes, on peut faire confiance au Tchad pour qu'ils apprennent

  • Roland, le 14/11/2007 à 13h59

    Alors Sarko, va prendre son avion L'on aura alors confirmation si il fait toujours ce qu'il dit

  • Bernadette, le 14/11/2007 à 13h45

    Je vais sans doute choquer : mais ds le fond je pense que cela leur fera du bien de se frotter aux autorités qu'ils ont voulu défier. Quelle que soit la motivation, il y a une chose importante qu'ils n'ont pas respectée : c'est d'en référer aux autorités du pays dans lequel ils ont mené leur action "humanitaire". Ceci est vraiment insultant pour le pays et c'est sans doute le sentiment qui prédomine dans les réactions actuelles des autorités locales. On a beau se prévaloir d'action humanitaire, de dire que l'on veut sauver des enfants, etc.... il n'est quand même pas permissible de bafouer les règlements. Je plains Amina, qui m'a semblée dépassée et fragile et j'espère qu'elle va tenir bon. Tout s'arrangera, mais sachez que le Tchad ne veut pas perdre la face et ça se comprend. L'Arche de Zoé ne le sait sans doute pas mais ils ont jeté l'image de l'occidental qui croit que tout ce qu'il fait est juste à la face d'un pays qui n'en demandait pas tant...

  • FAISSOLE, le 14/11/2007 à 13h19

    Ils ont commis un délit au Tchad, ils ont qu'à assumer leur responsabilité. Ils ont fait du mal à ces enfants et leurs parents. Honte à ces négriers des temps modernes. Qu'ils cassent des pierres durant des années au Tchad. Chris de Seyssinet

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