Nicolas Sarkozy en visite en Algérie, aux côtés d'Abdelaziz Bouteflika (10/07/2007)Du pétrole, du gaz et même un accord de coopération nucléaire. Nicolas Sarkozy, qui se rend en Algérie lundi pour une visite d'Etat de trois jours, a annoncé que le groupe pétrolier français Total allait investir 1,5 milliard de dollars en Algérie et Gaz de France 1 milliard de dollars pour le développement d'un gisement de gaz algérien. L'entreprise doit également profiter du voyage pour reconduire ses contrats d'approvisionnement en gaz algérien jusqu'en 2019. "Sans attendre, il nous faut avancer sur du concret, et le concret, c'est l'interdépendance énergétique : il s'agit pour nous de sécuriser l'approvisionnement du marché français et, pour vous, de sécuriser les débouchés et de préparer l'après-pétrole", a dit Nicolas Sarkozy dans un entretien diffusé dimanche par l'agence algérienne APS.
Selon l'Elysée, la France espère signer cinq milliards d'euros de contrats et d'accords d'investissement avec l'Algérie. "Des investissements industriels devraient aussi être confirmés à l'occasion de ma visite, comme par exemple une usine de montage de tramways et une autre de montage de véhicules de lutte contre l'incendie", a ajouté le chef de l'Etat. La RATP pourrait également signer un accord sur l'exploitation du métro d'Alger et Thales quelque 300 millions d'euros de contrats pour des équipements de signalisation et de télécommunications. "La France est devenue le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie et elle pourrait même devenir très bientôt le premier investisseur tous secteurs confondus, grâce aux projets de nos grandes compagnies", a souligné Nicolas Sarkozy, ajoutant qu'un accord de coopération nucléaire doit être signé au cours de sa visite, sans donner plus de détails.
Autre sujet : le projet d'Union méditerranéenne. Le président français a souligné que l'Algérie y sera "un partenaire essentiel", ce projet devant selon lui donner "un nouveau souffle" au partenariat entre les pays des rives nord et sud de la Méditerranée. "Je pense que nous devons nous tourner d'abord vers l'avenir, car les nouvelles générations, qui forment dans votre pays la grande majorité de la population, ne vont pas attendre que les adultes aient fini de régler les problèmes du passé", a dit Nicolas Sarkozy, faisant référence, sans l'évoquer directement, à la polémique sur les excuses réclamées par Alger à la France pour les "crimes" de la colonisation française en Algérie. Le chef de l'Etat a toutefois affirmé qu'il ne fallait pas "ignorer l'Histoire, mais l'assumer" et "réconcilier les mémoires".
Retour MYTF1
Chargement en cours...





