Eric Breteau et Emilie Lelouch, avec leur avocat Gilbert Collard, à l'ouverture du procès de l'Arche de Zoé © TF1/LCI

> Le récit de l'envoyée spéciale de LCI
Pour la première fois depuis le début de l'affaire le 25 octobre dernier, Eric Breteau a émis des regrets. Il s'exprimait en clôture du procès, vendredi après-midi, juste avant que le jury ne se retire pour délibérer -entre sept et onze ans de prison ont été requis contre les Français, sans distinction de rôle.
"Toute cette affaire n'est pas un seul drame, mais plusieurs drames. C'est un drame pour les 103 enfants", que l'association entendait emmener en France à partir de l'est du Tchad, a déclaré Eric Breteau. "S'ils sont Soudanais (...) nous les avons privés d'un avenir meilleur, s'ils sont Tchadiens et qu'on nous a mentis, si nous les avons séparé de leurs familles, nous somme navrés, sincèrement désolés, car nous n'avons jamais voulu séparer des familles", a-t-il ajouté.
"Pour l'ensemble de mon équipe, c'est un drame personnel pour chacun d'entre nous, mais tous ces drames ne doivent pas faire oublier le drame le plus important, le drame de la population martyrisée du Darfour", a-t-il également estimé. "Je maintiens ce que j'ai dit depuis le début de l'instruction, nous avons toujours recherché des orphelins du Darfour", a-t-il conclu.
(D'après agence)
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