Eric Breteau et Emilie Lelouch, avec leur avocat Gilbert Collard, à l'ouverture du procès de l'Arche de Zoé © TF1/LCIEric Breteau, le leader | ||
Son jusqu'au-boutisme et son opiniâtreté reviennent dans la bouche de tous ceux qui le décrivent. "C'est quelqu'un d'entier, qui démarre vite. Il n'a pas d'obligation de moyens, il a seulement une obligation de résultats", comme le confirme un pompier qui l'a connu en Indonésie. Un élément de personnalité qui peut se révéler être à double tranchant. Ainsi, un humanitaire en poste au Darfour estime qu'un homme comme Breteau "fait partie de la mouvance qui veut pousser jusqu'à l'extrême la logique du droit d'ingérence, quitte à faire le bonheur des gens contre leur gré". Eric Breteau continue de se défendre : "la seule chose que j'ai faite, c'est que j'ai voulu sauver des enfants qui sont dans la détresse. Aujourd'hui, on parle de moi comme d'un criminel, alors que je suis le seul à avoir essayé de faire quelque chose pour le Darfour". Il plaide la bonne foi : pour lui les enfants sont des orphelins. Sa virulence à l'égard du gouvernement français qui "les a lâchés" alors qu'il était selon lui au courant, et de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, qu'il juge "indigne de représenter la France", ne faiblit pas. |
Emilie Lelouch, l'assistante | ||
Ancienne artiste de cirque -elle était trapéziste- et ambulancière, la jeune femme de 31 ans joue un rôle clé dans l'association. Le docteur Dominique Gladin, présent dans le camp de l'ONG, témoigne : "tous les gamins transitaient par elle. Elle était en contact direct avec les tribus et les responsables des camps qui lui amenaient les enfants". Mais ses parents la défendent, plaidant la sincérité : "Elle n'a pas à demander pardon, elle n'a écouté que son cœur". |
Alain Péligat, l'ancien légionnaire | ||
Tous se sont mobilisés ainsi que ses amis. A la tête de ce comité de soutien, sa femme, Christine. Elle a précisé se sentir "sereine" à l'approche du procès. Entourée de leurs 6 enfants, dont trois petites filles qu'ils ont adoptées au Vietnam, Christine Péligat ajoute : " On ne peut pas dire que nous étions en mal d'enfants...". |
Philippe Van Winkelberg, le médecin | ||
Dans une lettre manuscrite adressée à son comité de soutien, Philippe Van Winkelberg a dénoncé début décembre une "instruction à charge". Il y déplore que "les autorités françaises laissent faire, pire encouragent la justice tchadienne à me condamner puisque la vérité n'intéresse personne". |
Nadia Merimi, l'infirmière | ||
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Dominique Aubry, le pompier | ||
Agé de 50 ans, ce pompier volontaire est retraité de l'armée de l'air. Il était chargé de la logistique de l'opération. Il avait rencontré Eric Breteau après le tsunami en Asie. |
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