Burundi : la justice française saisie après la mort d'une bénévole

le 04 janvier 2008 à 19h04 , mis à jour le 04 janvier 2008 à 19h09

Moins d'une semaine après le meurtre d'une Français au Burundi, une information judiciaire pour "assassinat" a été ouverte par le parquet de Mâcon.

Jeep Burundi © TF1-LCI

Une information judiciaire pour "assassinat" a été ouverte vendredi par le parquet de Mâcon, suite au dépôt de plainte de l'organisation humanitaire Action contre la Faim, dont une bénévole, originaire de Saône-et-Loire, a été tuée lundi au Burundi. "S'agissant d'un meurtre commis à l'étranger sur une ressortissante française, le parquet de Paris s'est estimé incompétent, s'appuyant sur le droit et la territorialité. Agnès Dury étant domiciliée dans le Mâconnais, c'est donc le parquet de Mâcon qui a reçu la plainte", a expliqué Jean-Louis Coste, procureur de la République de Mâcon.

Agnès Dury, 31 ans, psychologue au sein d'ACF et en mission au Burundi, a été tuée par balles lundi à Ruyigi, à 170 km à l'est de Bujumbura, la capitale du pays. Arrivée en juillet 2007, la jeune femme mettait en place un programme dit de "nutrition-VIH" sur la zone de Ruyigi, qui consistait en un soutien psychologique des femmes séropositives dans le cadre du risque de transmission du virus du sida à leurs enfants.

L'autopsie de la victime pas encore faite

Deux juges d'instruction mâconnaises ont été saisies par le parquet. "Leur premier acte urgent sera de demander une autopsie de la victime car cela n'a pas été fait", a expliqué le substitut du procureur de Mâcon, Nicolas Hennebelle. "C'est un acte essentiel de l'enquête et cela permettra de rendre le corps à la famille." Les magistrats mâconnais ont déjà pris contact avec le consul de France au Burundi. En liaison avec Interpol, les deux juges d'instruction vont devoir vérifier si une convention internationale d'entraide existe entre les deux pays et, le cas échéant, décider de délivrer une commission rogatoire internationale. Ils devraient également saisir un service d'enquête français ou demander une enquête par les services du Burundi afin de connaître les circonstances des faits, la nationalité exacte des auteurs présumés du meurtre, s'il a été prémédité ou non, etc.

Les magistrats français pourraient également être amenés à se déplacer sur les lieux s'ils l'estiment nécessaire. Quatre personnes soupçonnées d'être impliquées dans le meurtre de la Française ont été placées en garde à vue jeudi au Burundi. Il s'agirait d'un ancien chauffeur d'ACF et d'un ancien électricien, interpellés mercredi soir, ainsi que d'un couple, dont la femme se trouvait dans le véhicule de la victime au moment du drame, arrêté jeudi à l'aube.

(D'après agence)

le 04 janvier 2008 à 19:04
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2 Commentaires

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  • Mary jean, le 06/01/2008 à 07h40

    Merci Agnes d'avoir défendu les valeurs humaines en aidant ces femmes du burundi au péril de ta vie. Espérons que le criminel sera identifié et comprendra que ta mort n'est qu'une injustice de plus.

  • DUPONT, le 04/01/2008 à 21h02

    Faites le bien !!!

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