Les deux journalistes français mardi devant un juge

le 14 janvier 2008 à 12h28 , mis à jour le 15 janvier 2008 à 09h52

Accusés d'"atteinte à la sûreté de l'Etat", Thomas Dandois et Pierre Creisson doivent comparaître jusqu'à mercredi devant un juge d'instruction de Niamey. Les deux reporters risquent la peine de mort.

Les journalistes Thomas Dandois (à gauche) et Pierre Creisson (à droite)Les journalistes Thomas Dandois (à gauche) et Pierre Creisson (à droite) © © Camicas Production

Ecroués depuis décembre, ils vont être interrogés mardi et mercredi. Les deux journalistes français accusés au Niger "d'atteinte à la sûreté de l'Etat" après des contacts avec des rebelles touareg doivent comparaître devant un juge d'instruction de Niamey, selon l'un de leur avocat.
 
Thomas Dandois et Pierre Creisson, qui travaillaient pour la chaîne de télévision Arte, avaient obtenu une autorisation pour des reportages sur la grippe aviaire dans le centre-sud du Niger. Mais ils s'étaient également rendus dans le nord, strictement interdit à la presse, pour réaliser un reportage sur le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ, rébellion touareg), selon Niamey. Ils sont passibles de la peine de mort.
 
Robert Ménard à Niamey lundi soir
 
Les images qu'ils ont filmées avec les chefs du MNJ seront également visionnées à l'occasion d'une séance à huis clos, a précisé leur avocat nigérien, Me Moussa Coulibaly. D'après des sources militaires, ces images ont "choqué" les autorités car elles montraient "des soldats à visage découvert et enchaînés" qui sont détenus depuis des mois par la rébellion.
 
Par ailleurs, la chambre d'accusation de la Cour suprême rendra public mardi une décision après sa saisine par le parquet sur "la légalité ou non" des bandes d'écoutes téléphoniques sur la base desquelles un autre journaliste, Moussa Kaka, correspondant de RFI (Radio France Internationale), a été accusé et écroué pour des liens présumés avec le MNJ. Un quatrième journaliste, Ibrahim Manzo, directeur du bimensuel nigérien Aïr-Info, est pour sa part incarcéré pour "association de malfaiteurs" et liens présumés avec les rebelles. Tous les deux risquent aussi la prison à vie.
 
Des ONG nigériennes, le ministère français des Affaires étrangères, les familles des Français et l'association Reporters sans frontières (RSF) ont appelé le président Tandja à la clémence. Mais à ce stade de la procédure, la grâce présidentielle n'est possible qu'après leur jugement et leur éventuelle condamnation, selon une source judiciaire. Robert Menard, secrétaire général de RSF, était attendu lundi soir à Niamey pour solliciter une "remise en liberté" de Thomas Dandois et Pierre Creisson, en attendant la fin de la procédure.
 

(D'après agence)

le 14 janvier 2008 à 12:28
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2 Commentaires

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  • Pénélope, le 14/01/2008 à 22h59

    J'ai un jour connu le Niger j'ai essayé de comprendre la culture , la musique , l'incroyable géographie,la poésie.j'ai appris à aimer ces terres arides , les incohérences et paradoxes de la vie africaine,Ibrahim Diallo était là ,guide érudit et homme plein d'humour .C'est une belle image du Niger qu'il a su nous montrer, le Niger saura t il le lui rendre .je l'espère.

  • Kgbizz, le 14/01/2008 à 21h47

    Une nouvelle parodie de justice les condamnera peut-etre à perpetuité,et quand ils seront extradés,les vautours et valets de sarko exigeront la conversion en 20 années incompressibles au nom de la justice...Bande de bouffons du roi...

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