© TF1/LCICertaines des violences politico-ethniques perpétrées au Kenya depuis les élections générales du 27 décembre s'apparentent à des actes "de nettoyage ethnique et de génocide", a affirmé lundi la Conférence internationale pour la région des Grands lacs africains (CIRGL). "Certaines des tueries ont été perpétrées (...) de sang-froid, s'apparentant à des actes de nettoyage ethnique et de génocide, car elles ciblaient les plus vulnérables, y compris les femmes et les enfants", indique son communiqué.
"Les réfugiés, les déplacés internes, les campagnes de haine et les menaces de génocide font leur retour dans la région", s'alarme encore la CIRGL. Onze Etats sont membres de la CIRGL, créée sous l'égide de l'ONU : l'Angola, le Burundi, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, la République démocratique du Congo (RDC), le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.
Condamne les meurtres d'innoncents
Selon la police, au moins 600 personnes ont été tuées au Kenya dans les violences politico-ethniques qui ont suivi les élections générales du 27 décembre. Lundi, l'opposition a annulé des manifestations prévues mardi dans le pays et interdites par les autorités. Une décision saluée par le gouvernement.
La première Conférence internationale sur les Grands Lacs avait eu lieu en novembre 2004 à Dar es-Salaam, en Tanzanie, où les chefs d'Etat s'étaient engagés à faire de la région "un espace de paix et de sécurité durable". La région des Grands Lacs est particulièrement instable et tente de sortir d'un enchaînement de conflits et de massacres qui ont fait plusieurs millions de morts depuis le début des années 1990, particulièrement au Rwanda, au Burundi et en RDC. Dans son communiqué, la Conférence "appelle toutes les parties et le peuple kényan à faire preuve de retenue et à arrêter toute forme de violences et condamne les meurtres d'innocents au Kenya".
(D'après agence)
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