Mwai Kibaki, président du Kenya © TF1-LCIAprès des semaines de violences, le président kényan Mwai Kibaki et son rival Raila Odinga se seraient engagés jeudi en faveur du dialogue. C'est du moins ce qu'annonce la présidence ghanéenne, qui assure la présidence en exercice de l'Union africaine. "Après des consultations approfondies avec toutes les parties, celles-ci se sont mises d'accord (...) pour la cessation immédiate de la violence et de tout acte qui serait préjudiciable à la recherche d'une solution pacifique à la crise en cours", a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Les parties s'accordent "à avoir recours au dialogue sous les auspices de l'Union africaine", ajoute le texte. Le président de l'Union africaine, John Kufuor, a précisé que Mwai Kibaki et Raila Odinga ont ainsi accepté de coopérer avec un groupe de personnalités africaines dirigé par Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'Onu, pour tenter de sortir de la crise. Mais selon l'opposition, la médiation du président de l'Union africaine a "échoué". "Le président Kufuor a présenté cet après-midi à M. Kibaki un accord accepté par nos représentants respectifs, mais M. Kibaki a refusé de le signer, affirmant ne rien connaître de cet accord, ni être en contact avec les personnes qui négocient en son nom", a affirmé le secrétaire général du Mouvement démocratique orange de Raila Odinga, Anyang Nyongo.
La réélection contestée du président Mwai Kibaki lors de l'élection présidentielle du 27 décembre avait plongé le pays dans une crise politique majeure et entraîné des violences politico-ethniques qui ont causé la mort de 600 personnes et fait 255.000 déplacés. Mardi, Mwai Kibaki avait annoncé la composition partielle d'un gouvernement de "large ouverture", composé de 17 membres et immédiatement qualifié de "plaisanterie" par le parti du chef de l'opposition Raila Odinga, qui demandait jusque là de nouvelles élections.
(D'après agence)
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