Les journalistes Thomas Dandois (à gauche) et Pierre Creisson (à droite) © © Camicas Production |
| Les explications de Robert Ménard |
L'association Reporters sans Frontières évoque "une excellente nouvelle, qui montre que les deux journalistes ont été entendus par la justice nigérienne" : selon elle, le juge d'instruction en charge de l'affaire des journalistes français Thomas Dandois et Pierre Creisson, incarcérés au Niger depuis le 17 décembre 2007, a ordonné vendredi leur remise en liberté sous caution - une nouvelle que n'ont cependant pas encore confirmé les autorités nigériennes.
Les deux journalistes en reportage pour la chaîne franco-allemande Arte poursuivis pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", ont été emprisonnés il y a un mois après avoir filmé les chefs de la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice alors qu'ils avaient obtenu une autorisation pour des reportages sur la grippe aviaire. Les deux journalistes sont théoriquement passibles de la peine de mort au regard du chef d'inculpation retenu.
"Les familles s'efforcent de réunir la somme demandée"
En vertu de la décision de libération sous caution, ils pourront être relâchés dès que la justice nigérienne aura obtenu le versement d'une caution de dix millions de francs CFA (15.000 euros) pour chacun des deux hommes, selon RSF. "Les familles s'efforcent aujourd'hui de réunir la somme demandée pour permettre leur libération rapide du camp pénal de Kollo (20 km au sud de Niamey) où ils sont détenus", précise l'organisation de défense de la liberté de la presse.
Selon les défenseurs des journalistes, l'opération pourrait se faire très rapidement. "Le virement de la somme est en cours et la sortie de prison devrait avoir lieu cet après-midi vraisemblablement", a précisé l'un d'eux, Me Bourdon, vendredi matin à Paris. L'avocat s'est félicité que "le dialogue très fructueux avec le magistrat instructeur (ait) porté ses fruits et permis de lever les incompréhensions et les malentendus dans un contexte délicat. L'instruction se poursuit et nous demanderons un non-lieu", a ajouté Me Bourdon.
Après cette libération, les deux journalistes devraient pouvoir quitter le pays. "Leur passeport leur ayant été rendu, ils pourront regagner la France une fois sortis de prison", estime RSF. "Nous espérons maintenant une remise en liberté rapide de leur chauffeur, Al-Hassane Abdourahman, et une issue similaire, dans les semaines qui viennent, pour nos confrères Moussa Kaka et Ibrahim Manzo Diallo".
D'après agence
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