Les journalistes Thomas Dandois (à gauche) et Pierre Creisson (à droite) © © Camicas Production 
Première réaction des deux journalistes libres
Libres. Après près d'un mois de détention, les deux journalistes français Pierre Creisson et Thomas Dandois, inculpés et incarcérés au Niger pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", sont sortis de prison vendredi après-midi et sont arrivés à l'ambassade de France à Niamey en début de soirée. "On est content d'être libre. On remercie tous les gens qui nous ont aidés à Paris et ici, et la communauté des journalistes. On sort un peu du trou et c'est important de pouvoir retrouver la famille", a déclaré Pierre Creisson peu après sa libération. "On est très heureux de retrouver la liberté", a de son côté lancé Thomas Dandois.
Selon un de leurs avocats, Me Moussa Coulibaly, les deux journalistes doivent prendre l'avion dans la nuit et devraient arriver à Paris samedi à 14h55. Conformément à ce qu'avait demandé la justice nigérienne, une caution de 10 millions de francs CFA, soit 15.257 euros, pour chacun d'eux a été versée, selon Reporters sans Frontières. C'est "une excellente nouvelle, qui montre que les deux journalistes ont été entendus par la justice nigérienne", avait déclaré l'organisation Reporters sans frontières après l'annonce d'une libération imminente. Le chef de l'Etat français a également "salué cette décision". Le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a précisé que Nicolas Sarkozy s'était entretenu jeudi par téléphone avec son homologue nigérien. Le président Mamadou Tandja lui "avait fait part de son souci que les institutions nigériennes soient respectées, et notamment la justice", ce qui selon lui, "a été le cas".
L'instruction se poursuit
"Nous espérons maintenant une remise en liberté rapide de leur chauffeur, Al-Hassane Abdourahman, et une issue similaire, dans les semaines qui viennent, pour nos confrères Moussa Kaka et Ibrahim Manzo Diallo", a précisé RSF. Quant aux deux journalistes, l'instruction se poursuivra. Un autre de leurs avocats, William Bourdon, a en tout cas déclaré plus tôt dans la journée qu'il comptait demander un non-lieu.
Les deux journalistes en reportage pour la chaîne franco-allemande Arte poursuivis pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", ont été emprisonnés le 21 décembre après avoir filmé les chefs de la rébellion touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice alors qu'ils avaient obtenu une autorisation pour des reportages sur la grippe aviaire. Ils étaient théoriquement passibles de la peine de mort au regard du chef d'inculpation retenu.
D'après agence
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