Les 103 enfants sur le point de retrouver leurs familles

le 14 mars 2008 à 10h22 , mis à jour le 14 mars 2008 à 10h45

La plupart d'entre eux (83 en tout) ont embarqué vendredi matin à bord d'autocars à destination d'Adré, où ils sont attendus par leurs proches.

Quelques-uns des 103 enfants que l'Arche de Zoé voulait faire sortir du Tchad pour les emmener en France (mars 2008)Quelques-uns des 103 enfants que l'Arche de Zoé voulait faire sortir du Tchad pour les emmener en France (mars 2008) © TF1/LCI

Après des mois d'attente, les familles vont enfin être réunies. Les autorités tchadiennes et l'Unicef ont officiellement lancé vendredi à Abéché, dans l'est du Tchad, la restitution à leurs proches des 103 enfants que l'association L'Arche de Zoé avait tenté d'envoyer en France en octobre.

Après une cérémonie à l'orphelinat d'Abéché, 83 d'entre eux ont embarqué dans deux autocars à destination d'Adré, à 150 km plus à l'est, où ils sont attendus par leurs familles. Les autres enfants seront acheminés dans les prochains jours à Tiné-Tchad et Biltine, respectivement à 250 km au nord-est et à 75 km au nord d'Abéché. Cinq enfants originaires du Soudan et un encore non identifié seront temporairement confiés au Comité international de la Croix-Rouge. "L'Unicef s'engage à suivre ces enfants dans leurs familles respectives", a déclaré lors de la cérémonie la représentante au Tchad du Fonds des Nations unies pour l'enfance, Mariam Ndiaye, appelant les autres partenaires à les "soutenir" également.

Les raisons du retard

Les membres de l'Arche de Zoé présentaient comme des orphelins du Darfour les enfants qu'ils avaient l'intention de faire adopter par des familles françaises, alors que nombre d'entre eux ont au moins un parent. Selon les informations récoltées auprès des enfants et des familles par l'Unicef, "certains enfants ont été déplacés avec comme explication que leur éducation serait prise en charge par un centre d'ONG à Abéché", a indiqué l'Unicef. Quant aux six Français membres de l'Arche de Zoé arrêtés au Tchad, ils ont été condamnés le 26 décembre à N'Djamena à huit ans de travaux forcés, pour avoir tenté fin octobre d'exfiltrer ces 103 enfants.

Pourtant, depuis cette condamnation, les 81 garçons et 22 filles, âgés d'un à onze ans, n'avaient pas quitté l'orphelinat d'Abéché, où ils étaient scolarisés depuis la mi-décembre. Pour expliquer ce retard, les responsables locaux mettaient jusqu'ici en avant le "choc" que risquaient de subir les enfants, choyés à Abéché par l'assistance sociale, la Croix-Rouge tchadienne et des organisations internationales, lors du retour dans leurs villages, isolés et dépourvus de tout.

L'affaire s'achemine vers son terme avec le retour des enfants à leurs familles. Et pour les accusés aussi, le dossier se décante. Les avocats des six condamnés, qui ont vu leur peine transformée le 28 janvier en huit ans de prison ferme en France conformément au droit français, ont formulé auprès de la présidence française des demandes de grâce. Le président tchadien Idriss Deby s'est pour sa part dit "prêt à pardonner" et à accorder rapidement la grâce aux six membres de l'ONG, si Paris lui en faisait la demande.

D'après agence

le 14 mars 2008 à 10:22
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1 Commentaires

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  • David, le 14/03/2008 à 12h25

    Je ne comprendrai jamais pourquoi il faudrait grâcier ces personnes. si ça s'était passé en france on parlerait de tentative d'enlèvement et on ne parlerait sûrement pas de grâce... vouloir bien faire est une chose faire n'importe quoi en est une autre!

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