Le corps de Pascal Marlinge rapatrié en France

le 04 mai 2008 à 10h27 , mis à jour le 04 mai 2008 à 21h44

La dépouille cet humanitaire tué jeudi dans l'est du Tchad, est arrivée dimanche matin à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, en présence de Rama Yade.

Pascal Marlinge aéroportAéroport de Roissy où a été rapatrié le corps de Pascal Marlinge © TF1/LCI

La dépouille de Pascal Marlinge, le Français travaillant pour l'association humanitaire Save the Children tué jeudi dans l'est du Tchad, est arrivée dimanche matin à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Une cérémonie, fermée à la presse à la demande de la famille, a eu lieu devant le cercueil au pavillon d'honneur de l'aéroport, en présence de membres de sa famille et de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade. Le corps devrait ensuite être transféré à Seilhac, en Corrèze, où Pascal Marlinge vivait avec son épouse Isabelle et l'une de ses deux filles.

Rama Yade, visiblement émue, a déclaré à sa sortie qu'elle était venue, au nom du gouvernement, "rendre un ultime hommage à Pascal Marlinge, dont l'engagement au service des autres était un principe de vie" (voir la vidéo). La secrétaire d'Etat a également souligné la présence de l'ambassadeur du Tchad en France, Issène Brahim Taha, qui, a-t-elle rapporté, s'est "engagé, au nom de son pays, à ce que l'enquête se déroule" sur cet "acte odieux".

"Coupeurs de routes"

  
Pascal Marlinge, 49 ans, a été tué jeudi "par un groupe d'hommes armés" alors qu'il "se trouvait dans un convoi de trois voitures, avec un chauffeur de Save the Children et deux véhicules d'une autre agence humanitaire", a indiqué cette organisation non-gouvernementale (ONG), basée à Londres. Le convoi reliait Farchana à Adre (extrême est du Tchad), près de la  frontière soudanaise, dans un secteur très instable, voisin du Darfour en proie  à une guerre civile et où sont installés de nombreux camps de réfugiés.
  
Les organisations internationales et humanitaires travaillant au Tchad sont régulièrement victimes de "coupeurs de routes", des bandits qui cherchent à s'emparer de leurs véhicules tout-terrain. Les agences onusiennes et les organisations non gouvernementales ont suspendu pour vendredi et samedi leurs "activités humanitaires" au Tchad afin "de protester contre la détérioration de la sécurité" dans l'est du pays après cet assassinat.

(D'après agence)

le 04 mai 2008 à 10:27
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