Violences xénophobes en Afrique du Sud, le 18 mai 2008 © TF1/LCIAux grands maux les grands remèdes. Le président sud-africain Thabo Mbeki a donné son accord mercredi au déploiement de l'armée en renfort de la police, pour enrayer les violentes attaques xénophobes. Violences qui ont fait au moins 42 morts, et provoqué le déplacement de 16.000 personnes dans la région de Johannesburg, selon un dernier bilan.
Le chef de l'Etat "a approuvé une requête des services de la police sud-africaine pour l'implication de la Force de défense d'Afrique du Sud afin de faire cesser les attaques en cours contre les étrangers dans la province du Gauteng", où se trouvent Johannesburg et Pretoria, a déclaré la présidence. Cette province est la région la plus affectée par les attaques.
Les violences xénophobes qui ont éclaté le 11 mai dans les cités de la périphérie de Johannesburg sont le fait d'habitants pauvres des "townships" qui s'en prennent essentiellement aux travailleurs immigrés, originaires pour la plupart du Zimbabwe ou du Mozambique. Ces clandestins sont accusés de "voler" le travail des Sud-Africains et d'alimenter la criminalité ambiante.
Attaque à Durban
En une dizaine de jours de violences, plusieurs victimes ont été brûlées vives, des femmes ont été violées et nombre de magasins et d'habitations ont été pillées. Des milliers d'immigrés ont dû trouver refuge dans des églises ou des commissariats, de crainte de subir les foudres des manifestants.
Par ailleurs, signe inquiétant, d'après des médias sud-africains, six immigrés ont été blessés dans l'attaque d'un bar appartenant à un Nigérian de la grande cité portuaire de Durban, au KwaZulu-Natal. Un acte qui témoignerait d'une extension des violences aux autres provinces du pays.
(D'après agences)
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