Robert Mugabe, le 3 avril 2008 © TF1/LCILa Commission électorale du Zimbabwe a convoqué vendredi un second tour de l'élection présidentielle entre le chef de l'opposition, arrivé en tête au premier tour le 29 mars, et le président sortant Robert Mugabe. Cette décision intervient après la pulbication des résultats jeudi soir, plus d'un mois après le vote.
Selon les chiffres officiels, l'opposant Morgan Tsvangirai aurait réuni 47,9% des suffrages contre 43,2% pour le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980. Un second tour est donc nécessaire pour les départager, ce que conteste l'opposition. Le Mouvement pour le changement démocratique, MDC, qui revendique depuis plusieurs semaines la victoire de son leader dès le premier tour, juge l'annonce des résultats "scandaleuse". Par conséquent, il réserve sa participation au second tour.
Les USA demandent de "cesser les violences"
De son côté, Robert Mugabe a fait savoir vendredi qu'il acceptait le résultat de l'élection présidentielle du 29 mars et qu'il participerait à un second tour. Cette annonce est intervenue après la médiation du chef de la diplomatie sénégalaise, qui s'est rendu jeudi à Harare "pour s'enquérir de la situation, suite à l'élection présidentielle". Reçu jeudi par Robert Mugabe, l'émissaire sénégalais a exprimé à son hôte "l'urgence de disposer des résultats de la présidentielle, et d'engager les acteurs politiques du Zimbabwe" notamment "dans la voie de la conciliation (et) de la réconciliation".
Le ministère britannique des Affaires étrangères a estimé que le résultat officiel de l'élection présidentielle du 29 mars au Zimbabwe, annoncé vendredi, "manque de crédibilité", et a jugé qu'un second tour devrait être supervisé par davantage d'observateurs internationaux. "La campagne de violence et d'intimidation du président (Robert) Mugabe, conjuguée à l'arrestation de 99 responsables de la Commission électorale depuis un mois, illustrent précisément ce que ferait le ZANU-PF en cas de second tour", a-t-elle ajouté. De son côté, la Commission européenne a appelé vendredi à ce que le second tour soit "juste et libre" et que le processus électoral soit soumis à une observation internationale.
D'après agence
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