La ville où a eu lieu le double attentat le 8 juin 2008 © TF1/LCILe parquet antiterroriste de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire après la mort d'un ingénieur français dans un attentat dimanche en Algérie, près de Lakhdaria. Cette enquête, confiée à la Direction de la surveillance du territoire, vise les chefs d'assassinat et d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.
L'ingénieur français Pierre Nowacki, 57 ans, a été tué par l'explosion d'une bombe actionnée à distance, placée au passage de sa voiture à la sortie d'un chantier, alors qu'il regagnait la base de l'entreprise française de BTP Razel pour laquelle il travaillait. Son chauffeur algérien a également été tué. Les premières informations faisaient état de 11 autres morts, membres des équipes de secours, lors de l'explosion d'un deuxième engin explosif, mais le ministère algérien de la Défense a réfuté lundi ce bilan, affirmant que seuls l'ingénieur et son chauffeur avaient été tués. "Le bilan rapporté par certains organes d'information est dénué de tout fondement", a assuré le gouvernement algérien. De même, dans la journée de lundi, un attentat à Bouira a été successivement annoncé, puis démenti de source officielle.
L'entreprise Razel est chargée depuis mars de la réparation du tunnel ferroviaire d'Ammal à Beni-Amrane, dans la région de Boumerdès, endommagé début 2008 après la collision entre un train de transport de carburants et une locomotive. L'entreprise a rappelé lundi en France les trois autres Français qui travaillaient sur ce chantier. Le corps de Pierre Nowacki doit être rapatrié dans les prochains jours. C'est la deuxième fois depuis septembre que des Français sont visés par un attentat, mais c'est le premier Français tué dans un attentat islamiste depuis 1994.
D'après agence
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