Abdelaziz Bouteflika et François Fillon, le 22 juin 2008 à Alger © TF1-LCIIls sont entre 40 et 50 dirigeants internationaux, attendus à Paris à la veille des cérémonies du 14-Juillet. Tous, sauf la Lybie (qui a refusé) et le Maroc, ont répondu 'oui' pour participer au sommet constitutif de l'Union pour la Méditerranée, l'UMP. Un projet cher à Nicolas Sarkozy. Seulement voilà, Abdelaziz Bouteflika renâcle. Le président algérien a refusé, dimanche, de se prononcer sur sa participation, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre français.
Depuis samedi en effet, François Fillon est en Algérie. Avec un objectif prioritaire : renforcer les liens avec l'Algérie pour justement lancer l'UPM. Or Alger reste sceptique notamment sur la place qui serait octroyée dans l'UPM au Maroc, à la Tunisie et à l'Egypte. "Chaque chose en son temps", a dit laconiquement le chef de l'Etat algérien aux journalistes, à l'issue d'une audience de près de 2h30 accordée à François Fillon, entouré de la délégation française (Christine Lagarde, Valérie Pécresse, Alain Marleix et Hubert Falco) qui l'accompagne dans son séjour officiel de deux jours en Algérie.
De son côté, le chef du gouvernement français a assuré qu'"il y a un climat de très grande franchise entre la France et l'Algérie", de "confiance". Paris et Alger ont signé samedi un accord sur le nucléaire civil, un autre sur la défense et une convention visant à faciliter les relations économiques franco-algériennes.
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