Robert Mugabe, le 3 avril 2008 © TF1/LCIA l'occasion du sommet Union européenne-Afrique du Sud à Bordeaux, Nicolas Sarkozy a été interrogé vendredi sur sa position envers Robert Mugabe, le président zimbabwéen, réélu le 27 juin lors d'un simulacre d'élection présidentielle. "Moi, je ne parlerai pas à M. Mugabe parce que j'ai un jugement très sévère sur ce qu'il a fait", a-t-il lancé.
Il a en revanche expliqué qu'il trouvait normal que Thabo Mbeki, le président sud-africain, rencontre Robert Mugabe en sa qualité de médiateur entre son homologue et l'opposition zimbabwéenne. Selon Nicolas Sarkozy, "il y a un accord (au sein de l'UE) pour soutenir la médiation courageuse du président Mbeki (...) parce qu'il n'y a pas d'autre voie possible dans l'immédiat et pour lui donner un peu de temps puisque nous avons enregistré quelques progrès que nous saluons". "Il faut donner un peu de temps mais pas trop de temps", insiste-t-il.
"Mais en tant que président du Conseil, je dois également dire l'horreur qu'ont suscitée les images de violences à la suite du premier tour des élections du mois de mars dernier. L'Europe ne veut pas faire d'ingérence, mais en même temps l'Europe n'accepte pas un certain nombre d'images et de comportements. Trois millions de Zimbabwéens ne sont plus au Zimbabwe parce qu'ils ne peuvent pas rester chez eux, ce qui est un problème pour toute la région", souligne le locataire de l'Elysée.
De son côté, Thabo Mbeki, estime qu'un accord devrait être signé "rapidement".
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